Coronavirus: le SPVM décréte l’état d’urgence pour une période indéterminée

MONTRÉAL — Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) décrète l’état d’urgence pour une période indéterminée, afin de permettre une «souplesse opérationnelle dans l’utilisation des ressources» selon André Durocher, inspecteur au cabinet du directeur du SPVM.

L’état d’urgence, qui sera en vigueur à compter de lundi, permettra au service de police de réaffecter le personnel à l’endroit qui sera jugé nécessaire et modifier les horaires de travail, notamment.

L’article 12 de la convention collective des policiers permet le décret de l’état d’urgence:

« Il est toujours loisible au Directeur ou en son absence, à son remplaçant désigné, de déclarer un état d’urgence pour une période limitée. Le Directeur ou, en son absence, son remplaçant désigné, a alors le droit, durant cette période, de changer les heures de travail, de garder en devoir le policier en dehors de ses heures régulières, de changer, s’il y a lieu, toute période de vacances, de faire travailler le policier durant les jours de congé hebdomadaire avec rémunération équivalente à sa journée régulière de travail, et cela, durant toute la période d’urgence. Tout travail supplémentaire, durant cette période d’urgence, est rémunéré suivant le taux établi pour le travail supplémentaire ».

Selon l’inspecteur Durcoher, «des inspecteurs ou encore des policiers qui font des tâches administratives pourraient être appelés à patrouiller dans les rues».

Le SPVM est actuellement en train d’établir un plan de délestage de certaines activités, notamment des tâches administratives.

«Si on se retrouve avec un grand nombre de policiers en quarantaine, on doit pouvoir faire appel à des forces fraîches», a précisé l’inspecteur Durcoher.

Un certain nombre de policiers devront faire des quarts de travail de 12 heures plutôt que de 8 heures et demie.

En entrevue avec La Presse canadienne, André Durocher a indiqué que l’état d’urgence du SPVM «ne changeait rien pour les citoyens».

Selon lui, la dernière fois que le corps policier a décrèté l’état d’urgence, c’était lors de la crise du verglas en 1998.

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