Coupable il y a 15 ans du meurtre de sa femme, il obtient sa libération de jour

TORONTO — Un homme d’Edmonton reconnu coupable du meurtre de sa femme enceinte il y a plus de 15 ans a obtenu lundi une semi-liberté, pour une période initiale de six mois. Les commissaires ont toutefois précisé qu’il fallait surveiller de près sa relation amoureuse actuelle.

Michael White, âgé de 44 ans, doit respecter un certain nombre de restrictions pendant sa libération conditionnelle de jour, y compris de ne pas se trouver seul avec sa compagne actuelle et de revenir à sa maison de transition le soir venu. La Commission des libérations conditionnelles lui ordonne aussi de suivre une thérapie et de poursuivre un programme pour résoudre ses problèmes de violence conjugale.

Les commissaires ont estimé que Michael White, qui n’a quitté la prison jusqu’ici que sous surveillance, avait besoin d’une «réintégration lente et progressive» dans la communauté et dans ses relations interpersonnelles.

M. White, quant à lui, a promis de respecter toutes les restrictions imposées si cela signifie qu’il peut passer du temps avec sa famille, avec sa compagne et avec leur fille, désormais adulte.

Michael White a toujours clamé son innocence relativement à la mort de Liana White, y compris lors de la comparution devant la commission, lundi. La mère de Liana, Maureen Kelly, a d’ailleurs souligné à l’audience de lundi que l’inculpé n’avait «jamais assumé la responsabilité» de la mort de sa fille ou du tort causé. «Il n’éprouve aucuns remords pour ce qu’il a fait», a-t-elle dit dans la déclaration de la victime.

Liana White était enceinte de quatre mois, du deuxième enfant du couple, lorsqu’elle a été poignardée à mort, en juillet 2005. Quelques jours plus tard, son corps a été découvert dans un fossé par une équipe de battue, qui comprenait son mari.

L’année suivante, Michael White a été reconnu coupable de meurtre au deuxième degré et de profanation de cadavre. Il a été condamné à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 17 ans. La Cour d’appel de l’Alberta a plus tard rejeté sa contestation des verdicts de culpabilité.

Lundi, il a répété que même s’il n’avait jamais fait de mal physiquement à sa femme, il s’en prenait verbalement à elle ou avait parfois des comportements agressifs, parce qu’il n’avait pas les compétences nécessaires pour faire face au stress.

Il purgeait sa peine à l’Établissement Beaver Creek, prison fédérale à sécurité minimale et moyenne située à Gravenhurst, en Ontario.

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