COVID-19 chez les enfants en Colombie-Britannique: pas la faute des écoles

VANCOUVER — La médecin-hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique a affirmé que les résultats d’une étude qu’elle a co-écrite qui indique que les enfants ont été la tranche d’âge la plus touchée par la COVID-19 dans certaines régions de la province ne doivent pas être interprétés comme suggérant que ces infections se sont produites principalement dans les écoles.

La Dre Bonnie Henry a été critiquée par certains parents et professionnels de la santé qui soutiennent qu’une augmentation importante des infections s’est produite pendant l’année scolaire chez les enfants de moins de 10 ans.

Ils estiment que des mesures comme le port du masque obligatoire pour tous les élèves et des améliorations de la ventilation dans les écoles auraient pu être mises en place plus tôt et devraient être encore en place aujourd’hui pour protéger les enfants contre le virus, d’autant plus que des variants plus transmissibles émergent.

Cependant, la Dre Henry a expliqué que la majeure partie des enfants ont été infectés lorsqu’ils n’étaient pas éligibles à la vaccination et que la transmission augmentait dans la communauté. Elle a rappelé que la plupart des enfants qui ont eu la COVID-19 n’ont eu que de légers symptômes et n’ont pas été hospitalisés.

«Nous avons démontré à plusieurs reprises que ce qui se passe dans les écoles n’est qu’un reflet de ce qui se passe dans la communauté», s’est défendue la Dre Henry.

«La ventilation de toutes les écoles a été évaluée et chaque école avait mis en place des mesures pour s’assurer qu’elle soit améliorée. C’est l’une des choses que nous devons continuer de faire», a-t-elle ajouté.

La nouvelle étude, publiée en ligne le 9 septembre, a révélé qu’entre 70 et 80 % des enfants de la région de Vancouver et de la vallée du Fraser, en Colombie-Britannique, ont contracté la COVID-19.

En comparaison, le taux de personnes infectées serait de 60 à 70 % chez les adultes de 20 à 59 ans et d’environ 40 % pour les 60 ans et plus. La Dre Henry faisait partie des 13 auteurs de l’étude.

Certains intervenants ont toutefois souligné que ces résultats montrent que les craintes liées à l’absence de mesures dans les écoles, comme le port du masque, étaient fondées.

La Dre Henry a réitéré que des mesures d’hygiène de base sont maintenant en place et que tout le monde devrait continuer de prendre certaines précautions, notamment se laver les mains et rester à la maison en cas de symptômes.

«Mais il y a toujours d’autres facteurs qui entrent en compte, comme la distanciation physique et le port du masque dans certains contextes. Ce sont des mesures strictes qui étaient vouées à être temporaires. Elles étaient en place pendant la période où nous avions une transmission élevée du variant Omicron», a soutenu la Dre Henry.

«Nous avons ralenti la transmission autant que possible en utilisant des mesures très larges», a-t-elle plaidé.

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