COVID-19: Dubé veut réduire au minimum le nombre de cas avant la deuxième vague

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, lance à la population québécoise le défi collectif de réduire au minimum le nombre de cas d’infection à la COVID-19, le plus rapidement possible, avant l’arrivée d’une éventuelle deuxième vague.

Depuis quelques semaines, le nombre de nouveaux cas d’infection dépasse la centaine par jour.

Lundi, le Québec a enregistré 123 nouveaux cas et deux décès, pour un total de 5683 décès depuis le début de la pandémie, en mars. 

En prévision de cette deuxième vague, qui pourrait survenir dès l’automne, M. Dubé assure que le gouvernement sera davantage «pro-actif» pour mieux dépister les personnes infectées, en augmentant le nombre de tests effectués quotidiennement. Il s’engage aussi à fournir plus rapidement les résultats des tests de dépistage.

En conférence de presse lundi, à Montréal, accompagné du directeur national de la santé publique, le Dr Horacio Arruda, M. Dubé a exhorté les citoyens en général, et particulièrement ceux qui reviennent de vacances, à ne pas hésiter à aller se faire tester, s’ils ont le moindre doute d’avoir peut-être contracté le virus.

Le dépistage est «une des armes les plus puissantes de lutte contre le virus», a observé le ministre, satisfait de constater que le Québec a réussi à tester dernièrement plus de 17 000 personnes certains jours.

Le virus est encore très présent au Québec, notamment parmi les jeunes, a-t-il ajouté pour promouvoir le dépistage volontaire.  

À propos du masque, il a réaffirmé que le couvre-visage devait dorénavant être perçu comme la nouvelle norme sociale. Le ministre estime que la population, en général, respecte la consigne du port obligatoire dans les lieux publics et qu’il n’est pas question, pour l’instant, d’imposer des amendes aux délinquants. 

 «Ce n’est pas écarté, mais ce n’est pas pour le moment», a dit M. Dubé quand il a été interrogé sur ses intentions à ce sujet, réaffirmant que le gouvernement privilégiait l’approche volontaire.

Par contre, depuis le 18 juillet, les commerçants quant à eux s’exposent à des amendes pouvant aller de 400 $ à 6000 $, s’ils accueillent des clients de 12 ans et plus à visage découvert dans leur établissement. 

Il a aussi rappelé que les rassemblements dans les lieux fermés, comme les partys dans les résidences, ne devaient pas compter plus de 10 personnes. «Il n’y a aucun changement qu’on est prêt à faire là-dessus», a tranché M. Dubé, au moment même où le nombre de personnes autorisées dans les lieux publics, comme les salles de spectacles et les lieux de culte, passe de 50 à 250, en autant que les consignes de distanciation soient respectées.

Là où les personnes sont assises, comme dans les salles de spectacles et de cinéma par exemple, la distance minimale exigée entre deux personnes sera de 1,5 mètre.

Par ailleurs, à partir d’une analyse des dons de sang, Héma-Québec mène actuellement une enquête sérologique qui devrait être rendue publique sous peu, a commenté le Dr Arruda. Cette étude devrait permettre de mieux estimer quelle proportion de la population du Québec a pu être infectée par le virus, qui peut dans certains cas être asymptomatique.

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