COVID-19 et assurance-emploi: la FTQ suggère de passer par les services de paie

MONTRÉAL — Que l’on passe par les employeurs, les entreprises de services de paie ou un autre moyen, il faut que les travailleurs mis à pied à cause du coronavirus soient indemnisés et vite. C’est urgent.

«Les ajustements, on les fera après», lance Daniel Boyer, président de la FTQ, qui représente plus de 600 000 travailleurs au Québec.

En entrevue mercredi, le président de la plus grande centrale syndicale du Québec a indiqué qu’il existait plusieurs moyens pour parvenir à indemniser ces travailleurs.

La FTQ privilégie les services de paie qui font déjà des dépôts directs dans les comptes en banque des travailleurs, mais cela peut être de verser les prestations aux employeurs, qui les verseront à leur tour à leurs employés. Il suggère aussi de recourir aux informations contenues dans les déclarations d’impôt.

L’important, c’est de faire vite. Les délais sont trop longs. Les travailleurs mis à pied ne peuvent attendre.

La FTQ représente justement des fonctionnaires fédéraux au Québec, dont ceux de l’assurance-emploi, par le biais de l’Alliance de la fonction publique du Canada, un syndicat qui lui est affilié.

M. Boyer confirme que ses membres de l’AFPC lui disent qu’ils sont débordés par l’afflux de demandes de prestations.

«C’est quelque chose de spectaculaire qui se passe là. Le service d’assurance-emploi n’est pas adapté. Ils ne pourront pas traiter 1 000 000 ou 2 000 000 de demandes en 24 heures là!», lance le président de la FTQ.

Il est donc urgent de trouver une façon d’aider ces travailleurs, insiste M. Boyer.

Les plus populaires