COVID-19: la criminalité a changé en nombre et en profil au Canada

OTTAWA — Une analyse de Statistique Canada sur la criminalité au pays lors des six premiers mois de pandémie de COVID-19 indique que 17 services de police au Canada qui desservent 59 % de la population ont déclaré une diminution de 17 % de certaines affaires criminelles comparativement à la même période un an plus tôt.

En revanche, le nombre de demandes d’intervention auxquelles ont répondu ces services de police a augmenté de 8 % de mars à août derniers par rapport aux mêmes mois de 2019, en particulier les demandes d’intervention liées à des vérifications du bien-être, à des problèmes de santé mentale et à des querelles de ménage.

Les statistiques démontrent que lorsque les mesures de distanciation physique adoptées à la mi-mars ont été assouplies en mai, et que les entreprises, les services et les espaces publics ont graduellement rouvert en été, le volume de crimes et de demandes d’intervention a commencé à augmenter.

Au cours des premiers mois de la pandémie, il y a eu recul de 20 % du nombre d’agressions sexuelles comparativement à la même période un an plus tôt. Le nombre de voies de fait signalées a aussi diminué.

Sans surprise, en période de confinement, les services de police participant à l’étude ont déclaré une diminution de 50 % du nombre de vols à l’étalage, de 25 % du nombre d’introductions par effraction résidentielles et de 19 % du nombre de vols de véhicules à moteur comparativement à la même période l’année précédente.

 

 

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