COVID-19: la période d’isolement pour les cas confirmés descend à 10 jours

La période d’isolement pour les cas confirmés de COVID-19 sera dorénavant de 10 jours plutôt que 14 au Québec, a annoncé vendredi le ministère de la Santé.

Cette décision a été prise, selon le ministère, «en raison du développement des connaissances sur la transmission et la durée de contagiosité de la COVID-19», en concertation avec l’Institut national de santé publique du Québec.

La levée de l’isolement est donc maintenant possible 10 jours après l’apparition des premiers symptômes ou, si la personne est asymptomatique, 10 jours après la date du test positif de la COVID-19.

Toutefois, même si la période de 10 jours est terminée depuis le début des symptômes, pour lever l’isolement, il ne faudra plus avoir de fièvre depuis au moins 48 heures et ne plus présenter de symptômes, sauf la toux et la perte de l’odorat, qui peuvent durer plus longtemps.

«Ça veut dire qu’on sait que les gens, malgré le fait que leur test pourrait être encore positif, peuvent retourner dans leurs activités sans être contagieux», a affirmé le directeur national de la santé publique, Horracio Arruda, en conférence de presse sur la plateforme en ligne Zoom.

Dr Arruda indique que ce sont les plus récentes données scientifiques disponibles ainsi que les pratiques observées ailleurs qui ont entraîné cet assouplissement. Ce délai de 10 jours d’isolement pour les cas déclarés positifs était déjà en vigueur en Colombie-Britannique depuis le début de la pandémie, a-t-il observé.

En réponse à une autre question, Horacio Arruda a mentionné que le Québec avait voulu se montrer plus prudent en imposant un délai plus long, mais que la science ne justifiait plus cette approche.

«Quand vous enfermez les gens à la maison, vous brimez la liberté de quelqu’un. Si on pense qu’à 10 jours, il n’y a plus de danger pour les autres, on ne va pas laisser les gens — après avoir fait la maladie — quatre jours de plus à la maison si ce n’est pas nécessaire», a-t-il reconnu.

Par ailleurs, les gens ayant été en contact avec des cas positifs ou qui reviennent de voyage à l’étranger devront encore respecter une période d’isolement préventif de 14 jours. Ce délai ne peut pas être raccourci puisqu’il s’agit du temps nécessaire à l’incubation de la maladie et à l’apparition de symptômes.

Cette révision de la durée d’isolement s’applique uniquement aux cas confirmés qui sont en isolement à domicile et dont la maladie est considérée comme légère ou modérée, note le ministère.

Les personnes immunosupprimées et les personnes qui ont été hospitalisées aux soins intensifs en raison de la COVID-19 devront toujours s’isoler pendant une période de 21 jours ou plus.

Dans une autre conférence de presse du côté de L’Assomption, le premier ministre du Québec, François Legault, a dit s’en remettre aux experts sur cet aspect.

«J’ai vu qu’à plusieurs endroits au Canada et à l’étranger on passait à 10 jours. Moi, je voulais être prudent. Là, on me dit « oui, on devrait passer à 10 jours », alors on passe à 10 jours», a-t-il commenté.

À Ottawa, l’un des responsables de l’agence fédérale de santé publique a peiné à expliquer pourquoi une personne qui a souffert de la COVID-19 et qui tousse encore peut mettre fin à son isolement au Québec.

«C’est une question de tolérance de risque et (…) de gestion des risques», a fini par supposer Dr Howard Njoo, administrateur en chef adjoint de l’Agence de la santé publique du Canada.

«Si leur politique après 10 jours, c’est (…) qu’une personne qui continue (d’avoir) quelques symptômes peut être considérée comme non contagieuse, selon leur analyse des données probantes, ça va», a-t-il ajouté.

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