COVID-19: la semaine de relâche ne semble pas avoir eu d’impact à Montréal

MONTRÉAL — La semaine de relâche ne semble pas avoir eu d’impact majeur sur la propagation de la COVID-19 dans la région de Montréal.

La directrice de la santé publique de Montréal, la docteure Mylène Drouin, a fait état mercredi d’un plateau de nouveaux cas atteint dans la région métropolitaine, plateau qui se maintient depuis le 20 février.

«C’est quand même encourageant», a-t-elle reconnu, indiquant que le nombre de cas se maintenait à une moyenne de 325 par jour. Le taux de positivité demeurait à 5 % et un cas positif sur cinq était dû au variant britannique, soit un taux assez stable là aussi.

Parallèlement, le nombre de personnes hospitalisées a diminué d’environ une centaine depuis le mois de février pour se situer autour de 300. Toutefois, le nombre de ces patients qui se trouvent aux soins intensifs se maintient autour de 75.

«C’est quand même une accalmie. C’est beaucoup moins de cas qu’on a connus au sommet de la deuxième vague où on était à plus de 800 patients hospitalisés. Mais il reste que c’est fragile», a expliqué la présidente-directrice générale du CIUSSS du Centre-sud-de-l’Île-de-Montréal, Sonia Bélanger.

Troisième vague assurée

En faisant le point, mercredi, la docteure Drouin a cependant averti qu’une troisième vague est toujours attendue, mais elle estime qu’il y a moyen de l’empêcher de relancer la métropole en crise.

«La troisième vague va arriver certainement, mais je pense qui si on continue nos efforts de traçage, vos efforts à vous (la population) d’application des mesures de santé publique et la vaccination, je crois qu’on peut se permettre d’essayer de repousser cette troisième vague encore de quelques semaines.»

Elle n’a pas caché que la montée du variant britannique est source d’inquiétude.

«La troisième vague va être associée au variant britannique. Le variant britannique cause plus d’hospitalisations, de décès et de formes sévères. Une dernière étude sortie le 10 mars dernier disait que ça pouvait être jusqu’à 64 % de plus de formes sévères et de décès.»

La santé publique dénombre par ailleurs 22 nouvelles éclosions de COVID-19 en milieu de soins, soit le plus faible nombre depuis le début de l’automne 2020, 35 en milieu scolaire et 43 en services de garde.

Vaccination: cible atteinte chez les 65 ans et plus

En ce qui a trait à la vaccination, quelque 287 000 personnes ont été vaccinées sur le territoire montréalais, dont 69 000 travailleurs de la santé. Fait à noter, la cible de 75 % de population vaccinée est atteinte dans la population âgée de 65 ans et plus, un signe fort encourageant selon les autorités. La docteure Drouin rapporte par ailleurs que 81 % des adultes souhaitent être vaccinés, en hausse par rapport aux 70 % de l’automne.

Sonia Bélanger a par ailleurs expliqué qu’il n’est pas question de recueillir des données sur les travailleurs et travailleuses de la santé qui refusent d’être vaccinés.

«C’est un acte volontaire. Vous imaginez que si l’on se met à faire des listes de personnes qui ont refusé, vous pouvez imaginer l’impact que ça peut avoir les personnes. Si je faisais une liste, ça pourrait être interprété comme la liste noire de la PDG», a-t-elle fait valoir.

Elle n’a toutefois pas abordé la possibilité de recueillir des données anonymes, simplement pour avoir une idée du pourcentage de refus dans le réseau.

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