COVID-19: le gouvernement assouplit l’exigence sur les empreintes digitales

OTTAWA — Le gouvernement a discrètement assoupli l’obligation de prendre les empreintes digitales des nouveaux employés fédéraux potentiels, une décision motivée par la nécessité d’une distanciation physique pendant la pandémie de COVID-19.

Une modification temporaire de la norme fédérale sur le filtrage de sécurité permet aux ministères et organismes assujettis à la Politique sur la sécurité du gouvernement d’accorder des statuts de sécurité et des autorisations conditionnelles, a indiqué le Secrétariat du Conseil du Trésor.

Le gouvernement doit veiller à pouvoir répondre efficacement aux besoins de la population pendant la COVID-19 en embauchant des travailleurs dont on a grandement besoin, explique-t-on. Le secrétariat ajoute qu’étant données les pratiques de distanciation physique recommandées par l’Agence de la santé publique du Canada, il n’est «pas toujours possible d’obtenir des empreintes digitales», une étape courante dans la vérification du casier judiciaire lors du filtrage de sécurité.

La décision d’accorder une autorisation de sécurité conditionnelle dans le cadre de la modification temporaire de la pratique relève de la responsabilité du dirigeant de chaque ministère ou agence, selon les circonstances.

Les agences continuent à «évaluer avec diligence» les candidats en utilisant des mesures de contrôle de sécurité d’une manière qui ne présente pas de risque pour la santé publique, a noté le secrétariat. «Cela inclut, par exemple, la vérification de l’identité et des antécédents, des informations, de la scolarité et des qualifications professionnelles d’un candidat, en plus de la vérification de sa solvabilité.»

Tous les candidats à un emploi avec le gouvernement sont également tenus de déclarer eux-mêmes s’ils ont un casier judiciaire, sur le formulaire de demande de filtrage de sécurité.

«Nous encourageons les ministères et organismes à n’utiliser cette pratique de sélection conditionnelle que pour les postes à faible risque», a indiqué le secrétariat. Même avec la modification, l’accès aux informations classifiées demeure limité uniquement aux employés qui ont obtenu le statut de sécurité approprié, a-t-on ajouté.

Entre la mi-mars et le mois de mai, 13 nouvelles recrues à l’Agence spatiale canadienne ont reçu des autorisations de sécurité conditionnelles sans empreintes digitales, a confirmé Andrea Matte, porte-parole de l’agence. «Des mesures de contrôle et de sécurité supplémentaires ont été mises en place.»

Depuis mai, grâce à de nouvelles mesures sanitaires, l’Agence spatiale a été en mesure de prendre les empreintes digitales de toutes ces nouvelles recrues, sauf deux, et elles ont obtenu leur autorisation de sécurité complète, a précisé Mme Matte.

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