COVID-19: le nombre de nouveaux cas chez les jeunes bondit en Ontario

TORONTO — Le premier ministre ontarien Doug Ford affirme que les jeunes devraient éviter de participer à des fêtes et de prendre à la légère les règles de distanciation physique, alors que la province a enregistré une augmentation des cas de COVID-19 parmi les jeunes au cours des derniers jours.

M. Ford a déclaré que les jeunes qui enfreignent les mesures de santé publique mettent en danger leurs proches, en particulier leurs parents et leurs grands-parents.

Selon le premier ministre, la grande majorité des jeunes de la province suivent les règles, mais un petit groupe d’entre eux est responsable de la récente hausse des cas. Il a toutefois indiqué que son gouvernement n’avait pas l’intention pour l’instant de sanctionner les jeunes qui ne respectent pas les mesures de santé publique.

L’Ontario a signalé mardi plus de 200 nouveaux cas de COVID-19, pour la première fois depuis la fin du mois de juin. Selon la ministre de la Santé, la plupart des nouveaux cas concernent des personnes âgées de moins de 39 ans.

La ministre Christine Elliott a souligné des hausses marquées du nombre de cas à l’extérieur de la région du Grand Toronto, notamment 43 nouveaux cas à Ottawa et 24 dans la région de Windsor-Essex. Cinquante-sept des nouveaux cas ont été signalés dans la région de Peel, tout juste à l’ouest de Toronto.

Les 203 nouveaux cas rapportés mardi représentent la plus importante hausse en une seule journée dans la province depuis le 29 juin.

Un nouveau décès causé par la COVID-19 a par ailleurs été signalé mardi.

Selon Mme Elliott, 57 % des nouveaux diagnostics concernent des personnes de moins de 39 ans. Elle a qualifié ces données de «préoccupantes» et a exhorté les Ontariens à continuer d’appliquer scrupuleusement les mesures d’hygiène et de distanciation physique.

Le nombre total de cas dans la province s’élève maintenant à 37 942, dont 2753 décès et 33 605 cas considérés comme résolus.

L’entreprise GO Transit, qui exploite le réseau de trains de banlieue et d’autobus dans le sud de l’Ontario, a par ailleurs rendu obligatoire mardi le port du masque facial dans toutes ses installations.

Les passagers sont désormais tenus de porter le masque lorsqu’ils utilisent les véhicules GO Transit ou la navette UP Express qui relie la gare Union de Toronto à l’aéroport international Pearson. Le masque est aussi obligatoire dans les gares et sur les quais.

Le port du masque est déjà obligatoire depuis plusieurs semaines dans les transports en commun de Toronto et d’Ottawa.

Manifestations dans les hôpitaux

Le personnel de première ligne des hôpitaux de l’Ontario a manifesté pendant cinq minutes dans différents établissements hospitaliers, mardi matin, pour s’opposer à la prolongation proposée des décrets d’urgence de la province.

Le Conseil des syndicats d’hôpitaux de l’Ontario, une division du Syndicat canadien de la fonction publique, ne veut pas que le décret d’urgence soit prolongé dans sa forme actuelle, parce qu’il suspend la convention collective des employés de la santé.

Le syndicat affirme que sans convention collective en vigueur, les employés n’ont aucun droit sur leur lieu de travail, et peuvent notamment voir l’heure et le lieu de leurs quarts de travail changer sans préavis, ou leurs vacances être annulées.

Le président du syndicat, Michael Hurley, soutient que si ces mesures étaient acceptables au début de la pandémie, l’urgence est terminée dans la majeure partie de l’Ontario.

Vendredi, les employés d’hôpitaux du SCFP ont organisé des rassemblements en milieu de travail à travers l’Ontario pour s’opposer à certains aspects du projet de loi 195.

Les travailleurs de la santé en Ontario n’ont pas le droit de grève et ont un droit très limité de refuser un travail dangereux.

Le gouvernement progressiste-conservateur a entre temps fait adopter une loi qui lui permettra de maintenir dans les mois à venir certaines mesures d’urgence liées à la COVID-19.

Le gouvernement peut maintenant reconfiner certaines régions de la province si nécessaire. Il pourrait également poursuivre le redéploiement du personnel de santé et modifier les directives de santé publique limitant les rassemblements.

La loi a suscité des critiques de la part de groupes des deux côtés du spectre politique, plusieurs estimant qu’elle viole des droits garantis par la Charte.

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