COVID-19: le PQ veut une approche reflétant mieux l’épidémiologie régionale

MONTRÉAL — Le Parti québécois (PQ) invite le gouvernement du Québec à adopter une approche davantage régionalisée pour mieux refléter la réalité épidémiologique de chaque région, notamment par le retour du système d’alertes par paliers, avec codes de couleurs.

Le député des Îles-de-la-Madeleine et porte-parole du PQ en matière de Santé, Joël Arseneau, signale que depuis l’annonce faite mercredi par le premier ministre François Legault, le Québec sera divisé en deux à compter de lundi prochain, en zone rouge et en zone orange. Il signale que parmi les zones orange, certaines dénombrent encore quelques dizaines de cas quotidiennement, alors qu’aux Îles-de-la-Madeleine, par exemple, on n’a recensé aucun nouveau cas depuis près de deux mois.

Aux yeux du député Arseneau, des nuances pendant la pandémie de COVID-19 auraient été indiquées.

Il fait aussi observer que les régions de Chaudière-Appalaches et de la Capitale-Nationale, qui jouissent désormais d’une situation épidémiologique plus stable, basculeront lundi prochain à l’orange, le même niveau d’alerte que les régions de la Côte-Nord, du Nord-du-Québec, de l’Abitibi-Témiscamingue, du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et du Saguenay-Lac-Saint-Jean qui sont considérées sous contrôle depuis plus d’un mois.

Joël Arseneau croit que ces dernières régions auraient dû être rétrogradées à un palier d’alerte correspondant mieux à leur situation épidémiologique actuelle.

La Santé publique a rejeté un scénario dans lequel les régions seraient fragmentées, par exemple avec un secteur en zone rouge et un autre en zone orange, notamment parce que ce sont les mêmes hôpitaux qui desservent tous ces secteurs d’une même région.

Le directeur national de Santé publique, Horacio Arruda, a ajouté que pour les régions qui passeront au palier orange, il n’y aura pas de garantie qu’elles pourront y rester, car le mois qui vient demeurera risqué, les aînés n’ayant pas tous été vaccinés contre la COVID-19.

Interrogé mercredi à savoir pourquoi des régions comme la Gaspésie et la Côte-Nord, qui ne comptent pratiquement plus de cas de COVID-19, ne passaient pas en zone jaune, le Dr Arruda a répondu que les discussions se poursuivaient avec les directeurs de santé publique régionaux.

«On va peut-être voir au cours des prochains jours s’il n’y aurait pas lieu d’avoir probablement un jaune qui serait différent du jaune antérieur, compte tenu du risque des variants. Ce sont des choses qu’on est en train d’évaluer.

«Pour le moment, il faut comprendre que dans le contexte des variants, dans le contexte de la semaine de relâche, on voulait être un peu prudent, et on trouvait que déjà de transformer plusieurs régions rouges en orange était un pas important», a-t-il déclaré.

Par ailleurs, Joël Arseneau accueille bien que le gouvernement ait ouvert la porte à la reprise prochaine des sports organisés et des spectacles en salle.

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