COVID-19: le virus ne muterait pas beaucoup

MONTRÉAL — Le virus SRAS-CoV-2 responsable de la maladie à coronavirus (COVID-19) ne semble pas subir de mutations importantes quand il passe d’une personne à l’autre, ont confié des chercheurs au quotidien américain The Washington Post.

Il s’agit d’une bonne nouvelle sur deux fronts: cette stabilité apparente signifie que le virus est moins susceptible de devenir plus dangereux en sautant d’un hôte à l’autre, et le vaccin qui sera éventuellement développé devrait toujours être efficace quand il sera prêt.

Il semblerait que le coronavirus soit doté d’un mécanisme qui limite les erreurs qui se produisent quand il se multiplie. Cela signifie qu’il ne change pas beaucoup au fil du temps et qu’il est resté très semblable partout où il s’est manifesté, explique le Post.

On ne dispose pour le moment d’aucune raison de croire que des souches plus mortelles que d’autres aient fait surface.

Un chercheur de l’université Johns Hopkins, Peter Thielen, a indiqué au quotidien que les scientifiques étudient maintenant un millier d’échantillons du virus. Ils n’ont décelé qu’entre quatre et dix différences génétiques entre le virus qui circule aux États-Unis et celui qui a fait surface à Wuhan, en Chine.

M. Thielen estime qu’il s’agit d’un nombre très modeste de mutations pour un virus qui a circulé parmi autant de personnes.

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Ce virus a 29 000 mutations par an en se basant sur l’analyse 2629 génomes (des 29 903 bases contenant 15 gènes). C’est énorme. En revanche on ne sait rien de la dangerosité et viralité nouvelles apportées par chacune de ces mutations.
Pierre