COVID-19: les partys privés font plus de cas que les bars, dit François Legault

À la veille du début des vacances de la construction, le premier ministre François Legault et le directeur national de la santé publique Horacio Arruda veulent à tout prix éviter une flambée de cas de COVID-19. Pour ce faire, ils rappellent l’interdiction des rassemblements de plus de dix personnes en soulignant que les fêtes privées font plus de ravages que les bars.

Le premier ministre poursuivait sa tournée des régions, vendredi, en visitant la Côte-Nord. Il s’est arrêté à Baie-Comeau en compagnie de son ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles Jonatan Julien.

Au moment où le débat fait rage autour de la fermeture des bars, François Legault a fait savoir que la direction de la santé publique n’a toujours pas fait de recommandation en ce sens. Il affirme au contraire que ce sont les fêtes à domicile qui sont les principales causes de nouveaux cas, et non les bars.

«Je fais un appel spécial aux Québécois, c’est le fun être une grosse gang à fêter, mais ce n’est pas le temps de faire ça», a-t-il lancé en réitérant que les rassemblements de plus de dix personnes demeurent interdits.

Invité à mesurer son niveau d’inquiétude au moment où un grand nombre de vacanciers s’apprêtent à prendre la route et à prendre du bon temps, François Legault s’est fait insistant sur l’importance de respecter les consignes de prévention.

«C’est pour ça qu’à partir de demain (samedi), on demande à tout le monde de porter le masque dans tous les lieux publics fermés. On demande aux commerçants de s’assurer de faire respecter les consignes», a-t-il souligné en promettant des amendes aux récalcitrants.

De plus, en vue d’éviter tout débordement de la part de personnes voulant défier les règles imposées en période de crise sanitaire, des policiers et des inspecteurs vont être déployés un peu partout dans la province.

«Pas de party», martèle Dr Arruda

Pendant que le premier ministre se trouvait sur la Côte-Nord, le directeur national de la santé publique visitait le Bas-Saint-Laurent. Bien que séparés, les deux leaders de la lutte contre le coronavirus ont livré le même message.

Pour Horacio Arruda, le beau temps et le déconfinement peuvent donner l’impression que le virus a disparu, mais il n’en est rien. Il répète que la menace plane toujours et que «les citoyens ont un rôle majeur» à jouer contre l’émergence d’une nouvelle vague de contagion.

Ce rôle passe principalement par la discipline de résister à se rassembler. Les partys, les grandes réunions de famille, représentent de «très grands risques de transmission dans la communauté», précise le directeur national de la santé publique.

Dr Arruda prévient également qu’il faut apprendre à se méfier de ses proches en quelque sorte. Si l’on peut avoir tendance à se sentir en confiance avec ses proches, il s’agit d’un «faux sentiment de sécurité» en ce qui concerne la pandémie. Surtout que l’on peut avoir tendance à se rapprocher en famille au lieu de respecter la distance de deux mètres.

«On est à un moment charnière de notre bataille contre la COVID-19, a déclaré Dr Arruda. Moi, j’aurais envie de faire des partys autour de ma piscine, à 25 avec une bonne bière et un barbecue, mais on ne peut pas se permettre ça.»

«Si la distanciation n’est plus là, tous les gains qu’on va avoir faits par le sacrifice qu’on a fait en confinement vont être perdus», a-t-il mis en garde.

Par ailleurs, François Legault a tenté de relativiser la récente hausse du nombre de nouvelles infections à la COVID-19 en indiquant que le nombre quotidien de tests de dépistage est passé de 8000 à 15 000.

Les autorités ont notamment entrepris de faire subir un test, chaque mois, à tous les travailleurs de la santé. Parmi les 141 nouveaux cas rapportés vendredi au Québec, une forte majorité de 97 résultats positifs seraient liés à du personnel du réseau de la santé.

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