COVID-19: les travailleurs d’épicerie demandent d’être mieux protégés

MONTRÉAL — Les travailleurs des épiceries demandent au gouvernement du Québec et aux grandes bannières de renforcer les mesures pour les protéger du coronavirus.

Et l’entreprise Sobeys-IGA a innové en plaçant des panneaux de plexiglas pour protéger les caissières et les clients.

Le syndicat des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce, qui représente 55 000 travailleurs, dont 34 000 dans les épiceries, formule plusieurs requêtes, vendredi, parmi lesquelles le fait d’étendre à eux aussi les services de garde pour les travailleurs de la santé et les premiers répondants.

Le syndicat, qui est affilié à la FTQ, félicite par ailleurs Sobeys-IGA et un magasin Intermarché sur le Plateau à Montréal, qui viennent d’annoncer qu’ils vont installer des panneaux de plexiglas pour protéger leurs caissières.

Le président de Sobeys, Michael Medline, a fait savoir que l’installation de ces panneaux avait même commencé jeudi soir au Canada.

Sur l’île de Montréal, l’expérience a été tentée dans un magasin IGA et elle a été concluante, a ajouté Anne-Hélène Lavoie, du service des relations avec les médias chez Sobeys. La mesure sera donc déployée dans les autres magasins «le plus rapidement possible».

L’entreprise compte 295 magasins au Québec et au Nouveau-Brunswick; cela prendra donc un certain temps à installer.

Les TUAC revendiquent également une compensation financière pour les travailleurs qui sont en contact direct avec le public, vu le risque accru qu’ils courent.

Il y a quelques jours, le premier ministre François Legault avait personnellement remercié ces travailleurs de rester au front pour «nourrir les Québécois».

Le syndicat souhaite aussi que les employeurs permettent aux employés de se laver les mains au moins une fois à l’heure, qu’il désinfecte les aires de travail et les paniers plus souvent.

D’ailleurs, le président de Sobeys a fait savoir que ses travailleurs pourraient se laver les mains aux 15 minutes, en plus de désinfecter leur aire de travail plus souvent.

Le syndicat des TUAC et d’autres syndiqués du domaine, membres de la CSN, demandent également de privilégier le paiement par carte de crédit ou débit — sans aller jusqu’à interdire le paiement en argent comptant, afin de ne pas pénaliser ceux qui ne peuvent disposer de telles cartes.

Les deux organisations syndicales invitent également les clients à garder leur distance avec les commis et caissières, à garder une distance d’un mètre entre eux et à respecter les consignes d’isolement s’ils ont des symptômes.

Quant aux contenants consignés, comme les bouteilles, plusieurs épiceries ont déjà cessé de les accepter. La mesure devrait s’étendre aux autres et à tous les contenants consignés, incluant dans le secteur du vrac, plaident les TUAC.

Ces syndiqués travaillent dans les grandes bannières et les plus petites: Metro, Provigo, Maxi, SuperC, IGA, Intermarché, Presto, par exemple.

La CSN demande que la CNESST (Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail) intervienne dans les milieux où des correctifs doivent être apportés.

Les TUAC sont présents dans toute la chaîne alimentaire: de l’abattage en passant par les épiceries, la distribution alimentaire et les mets préparés.

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