COVID-19: l’Ontario envisage d’étendre la 4e dose de rappel à tous les adultes

L’Ontario envisage d’élargir l’admissibilité aux quatrièmes doses de vaccins COVID-19 aux personnes de moins de 60 ans et cette décision devrait être prise au début de la semaine prochaine, a déclaré jeudi le médecin hygiéniste en chef de la province, Dr Kieran Moore. 

L’Ontario a subi des pressions pour élargir l’admissibilité aux quatrièmes doses du vaccin contre la COVID-19 aux personnes âgées de 60 ans et plus, aux personnes immunodéprimées ainsi qu’aux populations autochtones, comme l’a fait le Québec, qui a ouvert l’admissibilité à tous les adultes.

Le Dr Kieran Moore a déclaré dans une entrevue à La Presse canadienne qu’il s’attend à ce que des nouvelles à ce sujet arrivent la semaine prochaine sur «à la fois si et comment» étendre le déploiement.

«Oui, le gouvernement envisage d’ouvrir davantage l’éligibilité, a-t-il fait savoir. Si vous avez 59 ans et moins, vous pourriez être éligible à l’avenir pour une deuxième dose de rappel.»

Mais il s’est dit plus préoccupé par le nombre de personnes qui n’ont pas encore reçu de troisième dose.

«Sur les cinq millions de personnes qui n’ont même pas eu leur premier rappel, dont pour beaucoup six mois se sont écoulés depuis leur dernière dose, un million d’entre eux ont plus de 50 ans et nous savons que l’âge est un facteur de risque vraiment important pour la COVID, les conséquences graves et une hospitalisation», a mentionné M. Moore.

Il demande aux cinq millions de personnes n’ayant pas reçu sa première dose de rappel d’envisager de se faire vacciner en juillet.

Pour les personnes de 59 ans et moins, une deuxième dose de rappel ne peut pas offrir une protection significative contre les conséquences graves, car elles n’étaient pas à risque d’importantes complications au départ, a expliqué le Dr Moore.

«Lors du déploiement de la vaccination, nous avons toujours une stratégie et une communication basées sur les risques. Si ces groupes (actuellement éligibles) cessent de se présenter, et que nous constatons que le nombre de patients se présentant pour être vaccinés diminue, nous augmenterons les critères d’éligibilité», a-t-il assuré. 

L’Ontario et le Québec connaissent une septième vague de COVID-19, et les responsables de la santé des deux provinces prévoient qu’elles atteindront bientôt un pic.

En Ontario, le nombre de cas, la positivité et les hospitalisations étaient tous à la hausse. Le Dr Moore a déclaré qu’il s’attend à ce que la vague atteigne un sommet la semaine prochaine.

M. Moore a souligné que si les gens décidaient de recevoir leur troisième dose maintenant, cela ne les empêcherait pas de recevoir un nouveau vaccin à l’automne. 

Plusieurs fabricants de vaccins se précipitent pour développer des formules qui peuvent cibler Omicron. Le Dr Moore espère qu’elles seront disponibles à l’automne. L’Ontario prévoit de rétablir une stratégie de vaccination de masse pour les personnes à risque si ces vaccins bivalents deviennent disponibles et de permettre jusqu’à 100 000 personnes par jour de recevoir le vaccin.

Si un vaccin bivalent n’est pas disponible dans ce délai, il existe encore un approvisionnement «suffisant» des vaccins originaux Moderna et Pfizer pour l’automne, a indiqué M. Moore.

Une mise à jour hebdomadaire publiée jeudi par Santé publique Ontario a montré une augmentation de 20% des cas en une semaine ainsi qu’une augmentation du taux de positivité, qui est passé de 8,4% à 11,2%. Des plus, les données montrent que le nombre d’hospitalisations et de décès continue de croître.

Pendant ce temps, après le rodéo annuel Stampede de Calgary, lorsqu’on lui a demandé s’il y avait des inquiétudes concernant une augmentation du nombre de COVID-19, le premier ministre de l’Alberta, Jason Kenney, a fait remarquer que les voyages n’étaient pas complètement revenus à la normale, car les compagnies aériennes ont toujours du mal à assurer des vols. Il estime toutefois que «ça revient à la normale». 

M. Kenney a déclaré qu’il n’y avait pas beaucoup de cas supplémentaires de COVID-19 comparativement à pareille date l’été dernier– bien qu’il ait reconnu que le virus continue de circuler dans la province.

«Nous continuons à vivre comme le reste du monde. Je ne veux pas qu’à l’été 2022, alors que nous n’avons qu’une vingtaine de personnes en soins intensifs avec la COVID-19, que les gens se réfugient chez eux et vivent dans la peur. S’il y a des personnes immunodéprimées, elles devront toujours prendre certaines précautions.»

«Comme tous les autres événements majeurs dans le monde, nous revenons à la normale ici et il n’y a aucune raison de croire que cela ne peut pas être fait en toute sécurité et pour de bon», soutient M. Kenney. »

Laisser un commentaire

Les commentaires sont modérés par l’équipe de L’actualité et approuvés seulement s’ils respectent les règles de la nétiquette en vigueur. Veuillez nous allouer du temps pour vérifier la validité de votre commentaire.