COVID-19: L’Outaouais et le Saguenay-Lac-Saint-Jean demeurent en zone orange

QUÉBEC — L’Outaouais et le Saguenay-Lac-Saint-Jean l’ont échappé belle: les deux régions ne passent pas en zone rouge, malgré une hausse importante du nombre de cas d’infections à la COVID-19 observée récemment.

Ces deux régions demeurent donc pour l’instant en zone orange, a annoncé le premier ministre François Legault, mardi, en conférence de presse, à l’Assemblée nationale.

Il a quand même du même souffle lancé un appel à la prudence aux citoyens de ces régions, invités à réduire les contacts pour éviter une aggravation éventuelle de la situation.

En Outaouais, le nombre de cas a plus que doublé depuis que la région est passée en zone orange, avec une quinzaine de nouvelles éclosions, tandis qu’au Saguenay-Lac-Saint-Jean la situation a explosé, alors qu’en une semaine le nombre de cas est passé de 85 nouveaux cas à 260.

Pour justifier la position du gouvernement, le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda, a fait valoir qu’il fallait éviter «de jouer au yo-yo», en faisant passer une région d’une couleur à l’autre en alternance, ce qui entraîne chaque fois une série de conséquences.

Il convient de changer une région de couleur uniquement si on estime qu’on est «en train de perdre le contrôle», a dit le Dr Arruda. Dans le cas des deux régions précitées, Québec exerce une surveillance de la situation au jour le jour,  a-t-il assuré. 

Pendant ce temps, chez nos voisins, en Ontario, la situation empire, avec ces derniers jours environ 1800 nouveaux cas supplémentaires quotidiennement. Or, ces dernières semaines, de nombreux Ontariens ont choisi de visiter le Québec, notamment pour dévaler les pentes de ski. Mais il n’est pas question pour l’instant d’ériger des barrages routiers inter-provinciaux visant à éviter de propager le virus. 

«On ne regarde pas ça. Ce n’est pas envisagé», a dit le premier ministre, en misant sur le vaccin pour contrer le variant de la COVID-19, réputé particulièrement contagieux.

L’opération de vaccination massive au Québec est couronnée de succès jusqu’à maintenant, s’est réjoui d’ailleurs le premier ministre, qui lui-même, âgé de 63 ans, se fera vacciner vendredi, à Montréal. Il a dit ne pas savoir à l’avance lequel des trois vaccins il recevra et ne pas accorder d’importance à ce point, même si l’efficacité de l’AstraZeneca a été remise en question par certains, ces dernières semaines.

En fin de journée mardi, le Québec devrait compter un million de personnes vaccinées. On espère pouvoir vacciner jusqu’à 50 000 personnes par jour. M. Legault a réaffirmé son objectif de faire en sorte que tous les Québécois de 65 ans et plus qui le désirent seront vaccinés d’ici le 15 avril. 

Le premier ministre a aussi annoncé que même en zone rouge, les élèves de troisième, quatrième et cinquième secondaire pourront se présenter en personne à l’école pour assister à leurs cours, dès le 29 mars, et à temps complet. Il a convenu qu’une telle décision comportait un certain risque sur le plan sanitaire, mais il a rappelé l’importance de maintenir un équilibre et de tenir compte de l’impact d’une telle décision sur la socialisation des jeunes et leur santé mentale.

Par ailleurs, dès mercredi, dans certains centres d’hébergement privés pour aînés (RPA), soit les endroits où au moins 75 % des résidants sont vaccinés depuis au moins trois semaines, les salles à manger pourront accueillir les gens à nouveau.

À propos du variant, le premier ministre s’est fait rassurant, en disant que la situation était «stable» au Québec, avec environ 700 nouveaux cas d’infections par jour, malgré la présence croissante de ce variant. Il n’y aurait donc pas de troisième vague de COVID-19 au Québec, pour l’instant du moins.

«Le Québec résiste au variant. Le Québec résiste à la troisième vague», a-t-il conclu, en ajoutant que le Québec n’était pas pour autant à l’abri d’une telle troisième vague, qui déferle ailleurs, notamment en Ontario.

On connaît présentement un «plateau» au Québec, a renchéri le Dr Arruda, malgré l’augmentation du nombre de cas observée récemment dans certaines régions. Mais avant d’annoncer un changement de couleur, Québec tient compte aussi du nombre d’hospitalisations et de décès, a-t-il fait valoir. 

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