COVID-19: Montréal a atteint un plateau fragile et l’apparition de variants inquiète

MONTRÉAL — La situation pandémique demeure fragile à Montréal malgré la baisse du nombre de cas et d’hospitalisations et l’apparition de variants impose une vigilance extrême.

Dressant le portrait de la situation, mercredi, la directrice de la santé publique de Montréal, la docteure Mylène Drouin, a expliqué qu’après une baisse significative en janvier, les données montréalaises stagnent, ayant atteint un plateau d’environ 500 cas par jour.

«On est maintenus au palier rouge, un rouge que j’appelle très franc et surtout en alerte face à l’introduction possible de variants dans une région métropolitaine comme Montréal», a-t-elle affirmé.

Le dépistage a en effet mené à la découverte de 44 cas potentiellement atteints d’un variant, surtout britannique, soit neuf cas confirmés par un séquençage génétique, 23 cas suspects et 12 autres identifiés par lien épidémiologique. L’origine de ce variant serait liée à un retour de voyage. Ce variant inquiète car il est plus transmissible et plus virulent que la souche originale de la COVID-19.

Certaines données sont tout de même encourageantes, a précisé la docteure Drouin, notamment une baisse du nombre d’éclosions et de cas dans les milieux de travail et dans le milieu de la santé.

En contrepartie, les cas et les éclosions ont augmenté dans le milieu scolaire et dans les services de garde à la suite de la rentrée des classes et du retour au travail de nombreuses personnes. Aussi, le taux de reproduction, qui était passé sous le chiffre-phare de 1 il y a quelques semaines, est revenu à ce niveau de R1.

Soins intensifs encore critiques

Dans les hôpitaux, la situation s’améliore, mais pas suffisamment, a affirmé la présidente-directrice générale du CIUSSS du Centre-sud-de-l’Île-de-Montréal, Sonia Bélanger, dont les graphiques ont mis en exergue le problème des soins intensifs.

«Oui, les hospitalisations diminuent, mais les soins intensifs diminuent beaucoup plus lentement. Donc il y a encore une pression importante qui s’exerce dans les différents hôpitaux de Montréal au niveau des soins intensifs et on le voit bien, là, on est en train de redescendre, mais pour le moment, ça exerce quand même une pression importante», a-t-elle expliqué.

Par ailleurs, Mme Bélanger a reconnu que la vaccination est «en dégringolade» faute de vaccins à offrir à la population.

Seulement 72 000 personnes sur une population de deux millions ont été vaccinées. Elle assure que son organisation sera prête pour une vaccination massive – le Palais des congrès, par exemple, a déjà été réquisitionné et l’infrastructure est en place – dès que les doses de vaccins seront disponibles en grand nombre.

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