COVID-19: Montréal se prépare à une deuxième vague

Montréal, qui a été l’épicentre de la première vague de la pandémie de COVID-19 au Québec et au Canada, se prépare maintenant «au pire» pour faire face à une éventuelle deuxième vague.

«On n’est pas capable de prédire si ça va être plusieurs petites éclosions, des moyennes vagues ou une grosse plus en novembre. Mais clairement, on doit se préparer au pire», a indiqué la directrice régionale de la santé publique de Montréal, Mylène Drouin, en conférence de presse vendredi après-midi.

Les autorités régionales faisaient le point sur la première vague de la pandémie dans la métropole en compagnie du directeur national de la santé publique, Horacio Arruda.

À Montréal, 76 % des milieux pour personnes âgées ont vécu une éclosion de COVID-19, et 88 % des décès provenaient de ces endroits, selon la docteure Drouin.

De plus, 22 % de tous les cas — soit 6268 — étaient des professionnels de la santé.

«C’est sûr que le gros de ce qu’on a vécu dans notre première vague se situe autour de ces éclosions», a soutenu la docteure Drouin.

Elle s’est toutefois réjouie que la transmission communautaire ait été relativement contrôlée.

«On le voit encore aujourd’hui avec les éclosions qu’on a depuis début juillet et le dépistage qui s’est accru, on arrive encore aujourd’hui à bien contenir les éclosions qu’on a dans divers milieux de vie», a-t-elle souligné.

En ce moment, l’essentiel des «petites» éclosions à Montréal se trouvent dans des bars, des milieux de travail et des fêtes privées, a indiqué docteure Drouin.

Dépister et protéger les aînés

Pour cette deuxième vague, Montréal a deux priorités: s’assurer d’être prêt pour le dépistage, les enquêtes et la gestion des éclosions, ainsi que protéger les milieux pour les aînés.

Pour ce faire, un centre de commandement régional a été mis en place.

Un projet pilote est aussi en cours dans la métropole pour mieux effectuer les enquêtes et communiquer plus rapidement avec les patients. C’est une firme externe qui se charge de collecter les informations de base et de fournir les consignes, et ensuite la santé publique fait les liens entre les cas et les milieux.

«Comme ce sont des gens qui sont spécialisés dans ce type d’appel-là, et qui sont capables d’embaucher des gens et d’augmenter rapidement le nombre de personnes qui font la collecte de données, si on a 100, 200, 300, 400 cas, on va pouvoir rapidement augmenter notre capacité sans toucher à nos effectifs de santé publique», a expliqué docteure Drouin.

Une deuxième vague pourrait arriver aussi tôt que cet automne, a signalé Horacio Arruda.

«Maintenant, on a une certaine accalmie, mais il ne faudrait pas penser que la situation est complètement disparue», a-t-il soutenu.

Selon les données disponibles vendredi, on dénombrait 29 133 cas à Montréal sur les 60 241 cas au Québec. Parmi tous ces cas dans la métropole, 3447 personnes ont succombé à la maladie.

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