COVID-19: On voit la lumière au bout du tunnel, dit le premier ministre Legault

MONTRÉAL — Le Québec «passe bien» à travers la deuxième vague de COVID-19, a déclaré mardi François Legault, ajoutant qu’«on voit la lumière au bout du tunnel».

Le premier ministre anticipe même un retour à une vie à peu près normale «quelque part en 2021».

«On est en train de gagner la bataille de la deuxième vague.»

Il semblait encouragé par les récentes données sur le virus: le nombre de nouveaux cas se stabilise, a-t-il souligné. Le Québec a enregistré mardi 982 cas de COVID-19 ainsi que 24 décès.

Ainsi, le Québec aurait peut-être atteint un «nouveau plateau», a-t-il même avancé en conférence de presse à Montréal, se disant heureux de voir les hôpitaux, les entreprises et les écoles «sous contrôle».

«On semble avoir trouvé un certain équilibre. Ça veut dire que les mesures que nous avons mises en place fonctionnent.»

Mais les Québécois ne doivent toutefois pas espérer une levée des mesures sanitaires plus strictes au 23 novembre, date à laquelle vient à échéance «la deuxième période de 28 jours». M. Legault n’envisage pas de changements majeurs dans les consignes, même pour les restaurateurs. 

Il rappelle que si les indicateurs sont stables, ils sont encore élevés. «On a besoin de garder les mesures actuelles», a-t-il dit en anglais.

Il a toutefois ajouté être en train d’évaluer avec ses équipes ce qui peut être fait afin de permettre un peu plus d’activités pour les jeunes.

Vaccin

D’autres bonnes nouvelles s’ajoutent avec le développement des vaccins, qui va bon train, s’est réjoui le premier ministre.

Interrogé à ce sujet,  le directeur national de Santé publique, le Dr Horacio Arruda, a indiqué que la vaccination obligatoire pour les Québécois n’est pas dans les plans du gouvernement. La loi le permet dans des circonstances exceptionnelles, a-t-il rappelé, mais ce pouvoir n’a jamais été utilisé.

«Mais si c’est nécessaire, on a les moyens de le faire.»

La vaccination ne signifiera pas la levée immédiate des mesures sanitaires, a précisé le Dr Arruda, et ceux qui l’auront reçu ne pourront être exemptés du port du masque.

Cour de barre à donner au Saguenay

Tache plus sombre au tableau: le Saguenay—Lac-Saint-Jean. La région compte désormais le plus de cas actifs de COVID-19 par millier d’habitants au Québec, affirme François Legault, qui invite les gens à «se prendre en main» et à réduire leurs contacts.

«Je sais que vous êtes capables de grandes choses.»

Il a affirmé que la région pouvait s’inspirer de la capitale-nationale, qui a beaucoup réduit ses cas de COVID-19 en l’espace de quelques semaines. «On a réussi à Québec», a rappelé le premier ministre.

Plan des fêtes attendu

En attendant, les discussions se poursuivent entre son gouvernement et la santé publique pour déterminer combien de personnes pourront se réunir à Noël «sans relancer une nouvelle vague».

Mais il n’y aura «pas de gros partys à 25 ou 50 personnes», a-t-il déjà prévenu.

Il souhaite pouvoir informer les Québécois des décisions qui seront prises au cours des prochains jours.

Pour l’instant, il compte privilégier une directive unique pour tout le Québec plutôt que des consignes selon le code jaune, orange ou rouge des régions. «Je vais essayer de garder ça simple.»

Le premier ministre a de nouveau évoqué, mardi, une prolongation des vacances de Noël pour les élèves du primaire et du secondaire, une sorte de «quarantaine» suite aux rassemblements familiaux — avant qu’ils ne retournent dans leurs classes. Bref, au lieu de l’habituel congé de deux semaines, le gouvernement en envisage trois ou quatre.

Il a précisé cette fois qu’il n’y aurait pas de prestations de services durant cette période. 

Les besoins des parents qui devront retourner au travail font partie des discussions: il faudrait au moins que les services de garde soient ouverts dans les écoles, a-t-il suggéré, bien que rien ne soit encore décidé.

Cette phrase a fait bondir la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS), affiliée à la CSQ, qui s’oppose fermement à cette possibilité. Cette fédération représente notamment du personnel en service de garde ainsi que des surveillants d’élèves.

Non seulement cette prolongation pour le personnel en service de garde est une surcharge excessive dans le contexte actuel, mais en plus, la FPSS n’arrive pas à comprendre la logique du gouvernement: à quoi sert cette «quarantaine» si les services de garde sont ouverts, demande le syndicat, qui souligne que ses membres sont épuisés.

Des actions sont envisagées si le gouvernement ne change pas de cap, avertit-il.

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