COVID-19: vaccins sont importants pour contrer les variants selon des spécialistes

OTTAWA — Des infectiologues affirment que la quatrième vague de COVID-19 qui se manifeste présentement au Royaume-Uni pourrait ne pas affecter autant le Canada si les gens continuent de se faire vacciner le plus rapidement possible. 

Après la période des Fêtes, le Royaume-Uni a tenu l’une des campagnes de vaccination les plus rapides et a appliqué des mesures de confinement parmi les plus sévères au monde. À la mi-mai, alors que le Canada était encore aux prises avec d’importantes mesures de confinement liées à la troisième vague du coronavirus, le Royaume-Uni rouvrait son économie.  

Mais depuis, on constate que le variant Delta qui circule davantage semble plus difficile à contrer pour une personne n’ayant reçu qu’une seule dose de vaccin. Le nombre quotidien de nouvelles infections au Royaume-Uni est passé de moins de 2000 à plus de 26 000 tout récemment.  

Le Dr David Naylor, coprésident du Groupe de travail sur l’immunité face à la COVID-19 (GTIC), a noté que même si le Royaume-Uni a vacciné plus rapidement sa population que le Canada, même pour les secondes injections, les autorités au Canada ont attendu plus longtemps pour lever les restrictions sanitaires.  

Le Dr Naylor croit que cela pourrait aider le Canada à circonscrire les risques de forte vague du variant Delta.  Au Canada, environ 38 % des gens ont jusqu’ici reçu leurs deux doses de vaccin.  

Le Dr Zain Chagla, infectiologue à l’Hôpital St. Joseph de Hamilton, ajoute que dans les deux pays, les taux d’infection à la COVID-19 les plus élevés se constatent chez les jeunes âgés de moins de 30 ans. Or, dès la fin de mai, le Canada a rendu la vaccination accessible aux Canadiens âgés de 12 ans et plus alors qu’au Royaume-Uni, la vaccination chez les jeunes de 18 ans n’a débuté qu’à la mi-juin et elle n’a pas encore commencé chez les adolescents.  

Lorsque le déconfinement a débuté en mai au Royaume-Uni, moins de 17 % des personnes âgées de 40 ans avaient été vaccinées une seule fois et à peine 7 % avaient reçu deux doses.  Au 26 juin, environ les deux tiers des Canadiens âgés de 12 à 39 ans avaient bénéficié d’un injection et 12 % avaient reçu deux doses, un avantage pour le Canada selon le Dr Chagla.   

La Dr Angela Rasmussen, spécialiste en virologie à l’Université de la Saskatchewan, signale qu’il est vrai que le virus de la COVID-19 continuera de muter ce qui pourrait le rendre plus fort.   

Cependant, elle affirme que même s’il y avait une forte éclosion, la grande majorité des personnes qui auront reçu leurs deux doses de vaccin ne seront pas gravement malades et qu’en plus, elles seront probablement moins contagieuses.

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