COVID: le dérèglement immunitaire partiellement élucidé

MONTRÉAL — Des chercheurs chinois pourraient avoir partiellement élucidé le dérèglement immunitaire qui cause la mort de plusieurs patients atteints de maladies infectieuses, notamment de la COVID-19.

Des chercheurs de l’Université de Wuhan auraient réalisé cette percée en étudiant des cellules in vitro et des souris atteintes de l’influenza.

Le journal médical «Science Advances» rapporte que cet «orage cytokinique» est en partie associé au métabolisme du glucose.

Cela pourrait expliquer pourquoi des patients souffrant du diabète sont particulièrement à risque d’infections graves et même de mort lors d’infections comme l’influenza.

Lors d’une infection, l’organisme produit des molécules appelées cytokines qui mobilisent le système immunitaire pour combattre l’envahisseur. Chez certains patients, pour des raisons qui demeurent obscures, ce cri d’alarme continue à retentir même une fois que l’ennemi a commencé à battre en retraite.

Cela peut causer des dommages collatéraux aux tissus sains, notamment aux poumons.

La découverte chinoise pourrait permettre d’identifier des médicaments pour contrôler l’orage cytokinique et limiter les dégâts dont il est responsable.