COVID: trois médicaments pourraient réduire la mortalité

MONTRÉAL — En étudiant les différences entre des patients hospitalisés aux soins intensifs qui sont décédés de la COVID-19 ou qui se sont rétablis, des chercheurs montréalais ont réussi à identifier trois médicaments candidats pour traiter les cas graves de la maladie.

Une équipe de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill, du Centre canadien de génomique computationnelle et du Centre de génome de McGill a étudié les réponses biologiques de l’hôte chez des patients hospitalisés pour une forme sévère de COVID-19, en cherchant les différences entre les patients qui se sont rétablis et ceux qui ont succombé à la maladie.

Les chercheurs ont constaté que certaines voies cellulaires étaient suractivées lors de l’admission aux soins intensifs des patients qui allaient plus tard décéder. Ces voies concernent le métabolisme de l’ARN messager, l’épissage de l’ARN et la signalisation de l’interféron.

Les chercheurs ont ensuite identifié trois médicaments candidats prometteurs (le tacrolimus, la zotatifine et le nintedanib) qui agissent sur les voies ciblées. Ils espèrent maintenant qu’on pourra organiser des essais cliniques pour vérifier si ces molécules sont vraiment en mesure de réduire la mortalité des patients gravement atteints de COVID-19.

Les chercheurs tirent leurs conclusions de l’étude de sept patients hospitalisés aux soins intensifs du Centre universitaire de santé McGill entre mars et avril 2020. Ces patients, dont trois sont décédés, présentaient le même niveau de gravité de la maladie sur l’échelle ordinale de l’OMS au moment de leur admission.

Les conclusions de cette étude ont été publiées par le journal Science Advances.

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