COVID: Trudeau confirme que les élections partielles auront lieu à Toronto

OTTAWA — Les deux élections partielles fédérales en cours à Toronto se poursuivront même si les cas de COVID-19 montent en flèche dans la ville, a déclaré le premier ministre Justin Trudeau.

Les élections partielles dans Toronto-Centre et dans York-Centre sont prévues pour le 26 octobre.

La cheffe du Parti vert, Annamie Paul, qui se présente dans Toronto-Centre, a déclaré qu’avec la hausse des cas de COVID-19 à Toronto, le premier ministre Justin Trudeau devrait suspendre deux élections partielles en cours dans la métropole canadienne.

«Je suis sûr que tout candidat qui se présente à l’une ou l’autre de ces élections partielles ressent la même chose que moi, que ce ne sont tout simplement pas les conditions dans lesquelles vous pouvez avoir des élections libres, justes et, surtout, sûres», a déclaré Annamie Paul.

Justin Trudeau a déclaré qu’il avait pris la décision d’appeler les électeurs de ces circonscriptions aux urnes maintenant parce qu’il craignait que de les reporter puisse être encore plus dangereux.

«Nous avons décidé que passer rapidement à ces élections partielles était probablement la chose la plus sûre à faire», a-t-il déclaré.

Selon la loi, des élections partielles doivent être déclenchées dans les six mois à compter du jour où un siège devient vacant, ce qui signifie, pour les deux sièges, avant la fin du mois de février.

L’ancien ministre des Finances Bill Morneau a démissionné de son poste de député de Toronto Centre le 21 août et le libéral Michael Levitt a démissionné de son poste de député de York-Centre le 1er septembre.

Toronto a signalé plus de 300 nouveaux cas de COVID-19 vendredi et la province a imposé de nouvelles restrictions aux restaurants, bars, gymnases et autres lieux de rassemblements publics pour essayer de forcer les gens à réduire leurs activités en personne et à ralentir la propagation du virus.

Annamie Paul soutient qu’il y a des quartiers à faible revenu et racialisés dans le centre de Toronto qui sont parmi les plus durement touchés et que de demander aux gens de participer à une élection partielle maintenant est imprudent et antidémocratique.

En vertu de la Loi électorale du Canada, une élection ou une élection partielle peut être annulée en raison d’une inondation, d’un incendie ou de toute autre calamité.

Le directeur général des élections peut recommander l’annulation d’une élection, mais c’est au premier ministre et au Cabinet de prendre la décision.

Le gouverneur général serait officiellement celui qui annulerait une élection, sur l’avis du Cabinet.

Ce pouvoir n’a jamais été utilisé au Canada, même si au niveau provincial des pouvoirs similaires ont été appliqués. Par exemple à l’Île-du-Prince-Édouard, le vote dans une circonscription lors de l’élection de 2019 a été retardé de plusieurs semaines après le décès d’un des candidats au milieu de la campagne.

La décision de reporter une élection partielle serait basée sur la sécurité des électeurs et des travailleurs des bureaux de scrutin.

Si une élection était annulée, elle devrait être reportée dans les trois mois, ce qui signifierait d’ici fin janvier pour un scrutin qui devrait avoir lieu en octobre.

Une porte-parole du chef d’Élections Canada, Stéphane Perrault, a déclaré vendredi que l’agence surveillait la situation et qu’il était en contact avec la santé publique et les directeurs du scrutin des deux circonscriptions.

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