Crise du service ambulancier au N.-B.: l’opposition réclame des solutions

FREDERICTON — Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a publié un document de travail sur le service ambulancier de la province, mais les partis de l’opposition affirment qu’il faut agir pour remédier à la pénurie d’ambulanciers paramédicaux et réduire les délais d’intervention.

On aurait observé une hausse du nombre de plaintes concernant les retards des ambulances, en particulier dans les zones rurales.

De plus, selon le rapport de 37 pages publié mercredi, la province compterait 101 postes d’ambulanciers vacants, dont une majorité exige que les candidats soient bilingues.

L’an dernier, une décision du tribunal a ordonné au Nouveau-Brunswick, province officiellement bilingue, de fournir des services paramédicaux dans les deux langues officielles. Ce printemps, un juge en a décidé autrement en affirmant que les services rendus dans la langue de choix du patient n’avaient pas besoin d’être fournis immédiatement et que la traduction pouvait se faire par téléphone.

Le gouvernement libéral a demandé une révision judiciaire, dont l’audience est prévue en janvier.

Toutefois, le chef du Parti progressiste-conservateur, Blaine Higgs, croit que des solutions peuvent facilement être trouvées par la négociation entre les parties impliquées.

«On n’a pas besoin de plus de comités, a commenté M. Higgs. Il faut simplement s’asseoir dans une salle avec la direction d’Ambulance Nouveau-Brunswick, quelques ambulanciers paramédicaux, un bon échantillon d’élus et régler le problème.»

Mardi, lors du discours du Trône, le gouvernement a annoncé qu’un comité parlementaire serait formé pour mener un examen public du service ambulancier dont les conclusions doivent être rendues d’ici le 15 décembre.

Le premier ministre Brian Gallant a déclaré que le comité pourra soumettre des recommandations, mais que ce sera au tribunal de trancher sur l’enjeu de la langue.

Pour Blaine Higgs, une négociation permettrait plutôt d’éviter que les tribunaux soient obligés de se prononcer.

Du côté du Parti vert, le chef David Coon affirme que le gouvernement devrait annuler le contrat actuel de gestion du service ambulancier afin de rapatrier sa direction au sein des régies régionales de santé.

Le chef de l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, Kris Austin, considère qu’il s’agit d’un problème majeur, mais qui n’a rien à voir avec la langue. Selon lui, il faut simplement s’assurer que tout le monde ait accès à une ambulance rapidement, que l’on soit francophone ou anglophone.

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