Le ministère de l’Immigration permet à Dany Villanueva de rester au Canada

OTTAWA – La «nouvelle mentalité» à Ottawa se manifeste par une décision favorable à l’égard de Dany Villanueva, qui a obtenu l’autorisation de rester au pays.

Celui qui était menacé d’expulsion en raison de ses antécédents judiciaires a reçu cette semaine une lettre d’un délégué du ministre John McCallum lui confirmant que sa demande d’Évaluation des risques avant renvoi (ÉRAR) a été acceptée, a expliqué son avocat, Me Stéphane Handfield.

Dany Villanueva est le frère de Fredy Villanueva, qui était tombé sous les balles d’un policier alors qu’il se trouvait dans un parc de Montréal-Nord en août 2008, un drame qui avait fait grand bruit à l’époque.

Le ministère fédéral de l’Immigration a déterminé que le risque auquel il s’exposait en rentrant dans son Honduras natal était plus important que le niveau de dangerosité qu’il constituait pour la société canadienne, a expliqué en entrevue téléphonique Me Handfield.

L’avocat se voit en cette décision la matérialisation d’une nouvelle attitude au ministère fédéral de l’Immigration depuis l’élection du nouveau gouvernement libéral.

«C’est clair qu’il y a vraiment une nouvelle approche plus humanitaire au ministère de l’Immigration. C’est le jour et la nuit», a-t-il lancé à l’autre bout du fil.

Le prochain objectif, pour Dany Villanueva, sera l’obtention de la résidence permanente au Canada. Il vient tout juste d’obtenir un permis de travail, et il est présentement à la recherche d’un emploi, selon Me Handfield.

Entre-temps, il savoure cette victoire avec un «grand soulagement», tout comme sa mère.

«Il est très content, mais c’est surtout sa mère qui l’est. Elle disait que c’était la première bonne nouvelle qu’elle recevait depuis la mort de son fils», a indiqué son avocat.

M. Villanueva était sous le coup d’un ordre d’expulsion du Canada après avoir été condamné pour vol qualifié.

Il n’y a donc plus d’épée de Damoclès qui pend au-dessus de la tête… mais «pour l’instant», a prévenu Me Handfield: «Si M. Villanueva devait, par exemple, commettre une nouvelle infraction criminelle, le ministre est libre de réévaluer sa décision à tout moment».