D’autres syndicats en éducation s’apprêtent à voter sur un mandat de grève

MONTRÉAL — D’autres syndicats du milieu de l’éducation s’apprêtent à voter sur un mandat de grève, cette fois à la FTQ. Mais la CSN n’en est pas encore là.

La plus importante organisation syndicale du milieu de l’éducation, la CSQ, a lancé le bal, plus tôt cette semaine, en annonçant que ses membres dans ce secteur avaient voté en faveur d’un mandat de cinq journées de grève à être tenues au moment opportun, dans une proportion de 73 %.

Sa présidente Sonia Éthier a insisté sur le fait que ses membres préféraient conclure une entente sur le renouvellement des conventions collectives, et non exercer leur mandat de grève.

La CSQ représente la majorité des enseignants au primaire et secondaire, ainsi que d’autres au collégial, en plus des professionnels et des employés de soutien à tous les niveaux, soit 120 000 membres en éducation.

Recherche de mandats à la FTQ

À la FTQ, qui représente des employés de soutien, comme des techniciens en informatique, dans les laboratoires, en audio-visuel et des employés de bureau, soit une quarantaine de titres d’emploi, des membres seront prochainement consultés sur un mandat de cinq journées de grève. 

Par exemple, le Syndicat des employés professionnels et de bureau (SEPB), affilié à la FTQ, consultera ses 8000 membres sur ce mandat, les 13 et 20 février.

À l’Union des employés de service UES-800, aussi affiliée à la FTQ, on rapporte que ces membres, qui travaillent dans des centres de services scolaires anglophones, semblent moins chauds à l’idée d’une grève pour le moment. Mais il leur appartiendra de décider en assemblée, en bout de ligne.

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), aussi affilié à la FTQ, représente aussi des milliers de ces employés de soutien. 

La CSN réfléchit

 La CSN, qui représente 16 000 enseignants de niveau collégial, ainsi que 41 000 employés de soutien au primaire-secondaire, ainsi qu’au collégial, n’est pas encore rendue à l’étape de consulter ses membres sur un éventuel mandat de grève.

Pour l’heure, le mandat en est un d’«augmenter les moyens de pression» et de «planifier» la grève, dans le sens d’y réfléchir, a-t-on indiqué mercredi.

Roberge optimiste

Les négociations pour le renouvellement des conventions collectives avec Québec durent depuis un an.

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a affirmé mardi que «quand ça fait un an que des négociations durent, c’est normal que la tension monte. Juste avant de conclure, il y a une espèce de paroxysme.»

Il a également exprimé son optimisme, malgré ces votes de grève. «J’ai confiance que l’accélération des négociations va nous permettre d’en arriver à une entente, sans que les mandats de grève soient exercés.»

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