De nombreuses questions entourent la démission du député Raj Grewal

OTTAWA — La rumeur concernant les dettes de jeu du député libéral Raj Grewal serait apparue sur des enregistrements d’écoute électronique policière dans le cadre d’une enquête d’envergure qui vise d’autres personnes soupçonnées de blanchiment d’argent et de financement d’activités terroristes, affirme une source au courant du dossier.

La décision soudaine de M. Grewal d’abandonner son siège de député de Brampton-Est, dans le sud de l’Ontario, a été provoquée par un problème de jeu qui l’a amené à contracter d’importantes dettes personnelles, a annoncé le bureau du premier ministre la semaine dernière.

Selon notre source, qui a requis l’anonymat en raison de la nature délicate de l’affaire, a confié que les dettes de Raj Grewal ont retenu l’attention de la Police provinciale de l’Ontario lors d’une enquête sur des «individus particulièrement louches» qui pourraient être impliqués dans le blanchiment d’argent provenant du trafic de drogue et destiné à un groupe extrémiste du Moyen-Orient.

«Il y a des enregistrements d’écoute électronique dans le cadre d’une enquête sur le crime organisé (et) le terrorisme. Et il y a des gens qui parlent de ses dettes de jeu sur l’enregistrement», révèle notre source.

Selon cet informateur, il aurait appris le printemps dernier que la GRC avait interrogé l’unité spécialisée dans le jeu de la Police provinciale de l’Ontario concernant les habitudes au casino de M. Grewal en raison de transactions financières exceptionnellement importantes.

«Il s’agit littéralement d’un enjeu collatéral qui est apparu dans une vaste enquête portant sur les stupéfiants, le jeu et le blanchiment d’argent», insiste notre source.

Raj Grewal, qui est avocat, n’a été accusé d’aucun crime. Rien n’indique qu’il était au courant de quoi que ce soit concernant les activités criminelles alléguées au coeur de la vaste enquête policière.

Nous avons tenté, sans succès, d’obtenir les commentaires de M. Grewal mercredi.

La GRC a refusé de commenter, affirmant qu’elle ne pouvait confirmer ni infirmer l’existence d’enquêtes criminelles à moins que des accusations soient portées. La Police provinciale de l’Ontario n’a pas immédiatement répondu à nos demandes de commentaires.

Mardi matin, Raj Grewal n’avait toujours pas démissionné de la Chambre des communes, mais le whip du gouvernement, Mark Holland, a dit que les documents seraient déposés prochainement.

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