De nombreux voyageurs se précipitent pour profiter des allégements en Chine

PÉKIN, Chine — Après deux ans loin de sa femme qui vit en Chine continentale, Cheung Seng-bun, un résident de Hong Kong, s’est assuré d’être parmi les premiers à franchir la frontière après la réouverture des points de passage, dimanche.

«J’ai hâte de la rejoindre», souligne M. Cheung à l’Associated Press alors qu’il se prépare à traverser la frontière.

Cependant, les voyageurs qui passent de Hong Kong à la Chine continentale doivent toujours présenter un résultat négatif à un test de dépistage de la COVID-19 effectué au cours des 48 heures précédant leur voyage — une mesure que la Chine a dénoncée lorsqu’elle a été imposée par d’autres pays.

Hong Kong a été durement touché par le virus et ses postes frontaliers terrestres et maritimes avec la Chine sont en grande partie demeurés fermés depuis près de trois ans.

«Je suis restée debout toute la nuit et je me suis levée à 4 heures du matin, parce que j’ai vraiment hâte de retourner sur le continent pour voir ma mère de 80 ans», mentionne une femme de Hong Kong identifiée uniquement par son nom de famille, Cheung.

Les autres frontières de la Chine restent cependant largement fermées, avec seulement un petit nombre de vols internationaux qui vont atterrir dans les principaux aéroports.

À Pékin, on attendait dimanche huit vols en provenance de l’étranger, tandis qu’à Shanghai, la plus grande ville de Chine, le premier avion est arrivé à 6h30. Seulement quelques autres étaient attendus pour le reste de la journée.

Ce nombre devrait cependant graduellement augmenter, notamment avec les célébrations du Nouvel An chinois, à la fin janvier. Des agences de voyages indiquent d’ailleurs recevoir davantage de demandes de réservations que ce qui est disponible.

Un premier accident majeur

Un accident de la route dans le sud de la Chine a par ailleurs tué 17 personnes et en a blessé 22 autres tôt dimanche, heure locale, alors que la ruée vers les vacances a commencé, selon les autorités.

L’accident s’est produit à l’extérieur de la ville de Nanchang, dans la province de Jiangxi, selon l’équipe locale de gestion du trafic. Le nombre et le type de véhicules impliqués n’ont pas été précisés et une enquête a été ouverte pour faire la lumière sur la cause de l’accident.

De tels accidents, souvent causés par des conducteurs fatigués et des véhicules mal entretenus ou surchargés, étaient autrefois fréquents, mais des réglementations plus strictes ont réduit leur fréquence ces dernières années.

Les efforts de répression concernant l’état des véhicules et des conducteurs et le nombre de passagers sont redoublés à l’approche des vacances, lors desquelles des dizaines de millions de travailleurs retournent dans leur ville natale.

La COVID-19 toujours présente

La Chine fait maintenant face à une augmentation des cas de COVID-19 et des hospitalisations dans les grandes villes. Les régions plus rurales s’attendent aussi à voir la transmission du virus augmenter avec le début des vacances les plus importantes de l’année en Chine, qui devraient commencer dans les prochains jours.

Les autorités s’attendent d’ailleurs à ce que le nombre de déplacements par train et en avion double par rapport à la même période l’année dernière, ramenant les chiffres à ceux de la période des vacances de 2019, avant que la pandémie ne frappe.

Pendant ce temps, la controverse se poursuit sur les exigences de test imposées aux voyageurs chinois par des gouvernements étrangers — plus récemment l’Allemagne et la Suède, mais aussi par des pays comme les États-Unis et le Canada. La Chine affirme qu’elles ne sont pas fondées sur la science et a menacé de contre-mesures non spécifiées.

Les autorités sanitaires chinoises publient un bilan quotidien des nouveaux cas, des cas graves et des décès, mais ces chiffres ne comprennent que les cas officiellement confirmés et utilisent une définition très étroite des décès liés à la maladie.

Les porte-parole du gouvernement ont soutenu que la situation est sous contrôle et rejeté les accusations de l’Organisation mondiale de la santé, selon qui la Chine ne serait pas transparente sur le nombre de cas et de décès.

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