De plus en plus de criminels profitent de la pandémie pour se masquer

CHICAGO — Aux États-Unis, les forces de l’ordre s’inquiètent de l’émergence de rapports de police qui indiquent que des criminels profitent du contexte de la pandémie pour commettre des délits le visage masqué.

D’après les informations du FBI, William Rosario Lopez portait un masque chirurgical lorsqu’il est entré dans un dépanneur du Connecticut, comme plusieurs autres clients.

L’homme a fait quelques emplettes, puis, lorsqu’il s’est retrouvé seul dans le magasin, il est allé au comptoir, a sorti un petit pistolet et l’a pointé vers le commis en lui demandant d’ouvrir la caisse.

Cette scène, affirme le FBI dans un document judiciaire, a été répétée par William Rosario Lopez dans quatre autres magasins avant son arrestation le 9 avril.

Cette situation souligne une nouvelle réalité troublante pour les forces de l’ordre: les masques qui faisaient en sorte autrefois que les criminels se faisaient remarquer, leur permettent désormais de se fondre dans la population.

«Les criminels sont intelligents et c’est une occasion parfaite pour eux de se cacher et de se fondre parmi les autres», a déclaré Richard Bell, chef de la police dans la petite communauté de Frackville en Pennsylvanie. Il a indiqué qu’on l’avait informé de sept vols à main armée récents dans la région perpétrés par des suspects masqués.

D’autres vols impliquant des suspects portant des masques chirurgicaux ont eu lieu en Caroline du Nord, à Washington, et ailleurs ces dernières semaines.

Au mois de mars, deux hommes sont entrés dans un centre de courses de chevaux à New York avec des masques chirurgicaux et, sous la menace d’une arme, ont volé à trois travailleurs un quart de million de dollars qu’ils déplaçaient des machines à sous vers un coffre-fort.

Aux États-Unis, les masques sont devenus de plus en plus répandus, et parfois même exigés par les agences gouvernementales et les entreprises. Et les criminels qui portent des masques – ainsi que des gants en latex – sont de plus nombreux dans les rapports policiers.

Il est impossible d’estimer combien de criminels profitent de la pandémie pour commettre des crimes, mais les forces de l’ordre interrogées ne doutent pas qu’il y en a de plus en plus.