De plus en plus de variants dans des refuges pour itinérants à Toronto

TORONTO — Des cas de variants du coronavirus ont fait leur apparition dans cinq refuges pour personnes en situation d’itinérance à Toronto et dans un campement pour sans-abri, et plusieurs intervenants réclament la vaccination sans délai de cette population vulnérable.

Neuf personnes dans quatre refuges et quatre autres personnes dans un campement ont été déclarées positives pour un variant de la COVID-19, ont déclaré cette semaine des responsables de la Ville et de la santé publique de Toronto. Plus tôt ce mois-ci, la santé publique avait signalé qu’un cas de variant avait été découvert au refuge Maxwell-Meighen; 29 personnes y ont maintenant été déclarées positives à la COVID-19. 

Un dépistage systématique a eu lieu mardi dans ce refuge. Les résidents du Centre Maxwell-Meighen sont maintenant en isolement sur place, a déclaré Mary-Anne Bédard, directrice générale des refuges, du soutien et du logement à l’Hôtel de ville. «Nous travaillons en étroite collaboration avec la santé publique (…) pour assurer l’isolement des 120 personnes qui restent sur place et nous tentons d’éviter le plus possible les entrées et les sorties.»

La Ville a aussi indiqué que tous ceux qui avaient été déclarés positifs dans des refuges et des campements avaient été transférés dans un centre d’isolement, où 105 des 150 chambres sont occupées.

Pendant ce temps, la Ville et le réseau hospitalier Unity Health ont repris un programme pilote de vaccination dans plusieurs refuges, qui avait été interrompu lorsque la province a connu une baisse d’approvisionnement en vaccins.

La docteure Holly Knowles, membre de l’équipe qui dirige ce programme, estime qu’il est impératif de vacciner rapidement cette population. «Nous avons vu ce qui se passait lorsqu’un variant a frappé l’établissement de soins de longue durée de Barrie: ça peut être dévastateur.»

Le variant qui a été découvert pour la première fois au Royaume-Uni a fait 70 morts chez les résidants du foyer Roberta-Place à Barrie, le mois dernier.

Le médecin hygiéniste en chef de Toronto a annoncé mercredi que les travailleurs des refuges devraient être vaccinés en mars. Et les personnes qui vivent dans des «lieux de rassemblement à haut risque» — vraisemblablement les refuges, selon la docteure Eileen de Villa — doivent être vaccinées lors de la phase deux du plan provincial, qui doit commencer en avril.

Sarah Ovens, travailleuse sociale au centre communautaire de l’église All Saints, rappelle qu’il est très difficile pour les résidents des refuges de s’isoler véritablement, parce qu’ils peuvent devoir quitter le refuge pour diverses raisons, notamment les repas et l’accès à divers services. 

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