Débat démocrate: les attaques contre Warren confirment son statut de favorite

WASHINGTON — Les candidats à l’investiture du Parti démocrate ont assailli leur rivale Elizabeth Warren lors d’un débat, moins de quatre mois avant les premiers votes des primaires de 2020 aux États-Unis.

Elizabeth Warren a été attaquée à plusieurs reprises au cours du débat, ses rivales l’ont accusé d’avoir esquivé les questions relatives au coût de la réforme du système de santé américain qu’elle promet, et à son plan de signature «d’impôt sur la fortune».

Les tirs groupés contre la sénatrice du Massachusetts étaient le signe le plus clair à ce jour qu’Elizabeth Warren a un nouveau statut dans la primaire démocrate: elle est la favorite pour affronter le président Donald Trump l’année prochaine.

Les affrontements de la soirée se sont principalement déroulés sur un terrain familier pour les démocrates qui ont passé des mois à se disputer sur l’avenir des soins de santé.

D’un côté, il y a les modérés qui réclament une approche mesurée et de l’autre il y a Elizabeth Warren et Bernie Sanders qui appellent à une restructuration radicale du marché de l’assurance.

Mais contrairement à Bernie Sanders, Elizabeth Warren a refusé de dire si elle augmenterait les impôts de la classe moyenne pour financer «Medicare for All» – une position de plus en plus difficile à maintenir compte tenu de son statut de leader dans la course.

Ses rivaux ont saisi la balle au bond.

«J’apprécie le travail d’Elizabeth mais, encore une fois, la différence entre un plan et une chimère est qu’un plan peut vraiment être réalisé», a déclaré Amy Klobuchar, sénatrice du Minnesota.

Pete Buttigieg, le maire de South Bend dans l’Indiana, a ajouté: «Nous l’avons entendu ce soir. Une question « oui » ou « non » qui n’a pas reçu de réponse « oui » ou « non ».»

Mme Warren a insisté sur le fait qu’elle avait «expliqué clairement quels étaient mes principes», arguant que des primes moins élevées signifieraient que les coûts globaux diminueraient pour la plupart des Américains.

La sénatrice californienne Kamala Harris a tenté d’intervenir sur un autre sujet, reprochant à Mme Warren de ne pas faire écho à ses appels à suspendre le compte Twitter du président Trump. Mme Warren a répondu: «Je ne veux pas seulement chasser Trump de Twitter. Je veux le chasser de la Maison-Blanche.»

M. Biden avait été la cible des aux critiques les plus virulentes de la part de ses rivaux lors des débats précédents. Mais peu de candidats se sont attaqués à lui mardi, alors qu’ils concentraient leurs tirs sur Mme Warren.

Dimanche, M. Biden avait juré qu’«aucun membre de ma famille n’aura de bureau à la Maison-Blanche, ne participera aux réunions comme s’il était membre du Cabinet, n’aura en fait une relation d’affaires avec quiconque ayant un lien avec une société étrangère ou un pays étranger».

L’animateur de CNN Anderson Cooper lui a demandé: «Si la famille d’un président ne peut pas faire des affaires à l’étranger, pourquoi est-ce que c’était acceptable pour votre fils de le faire alors que vous étiez vice-président?»

M. Biden a hésité avant de finalement répondre: «Mon fils n’a rien fait de mal, je n’ai rien fait de mal».

Vers la fin, M. Biden était plus confiant lorsqu’il accusa Mme Warren et M. Sanders d’être «vagues» sur les coûts réels de «Medicare for All».

«Dites aux gens ce que cela va coûter, comment vous allez le faire et pourquoi vous allez le faire», a-t-il demandé.

M. Sanders a réagi en critiquant le bilan de l’ancien vice-président, notamment son soutien à ce que M. Sanders a qualifié de «guerre désastreuse en Irak».

Bien que Mme Warren ait été la cible de la plupart des attaques mardi, d’autres rivalités sont apparues.

L’ancien représentant du Texas Beto O’Rourke et M. Buttigieg ont discuté du contrôle des armes à feu, le maire déclarant que le Texan lui-même n’était même pas sûr de l’efficacité du rachat obligatoire par le gouvernement fédéral des armes d’assaut qu’il avait proposé. Cela a déclenché une série de discussions entre les deux candidats.

À un moment donné, M. Buttigieg a déclaré à M. O’Rourke: «Je n’ai pas besoin de leçons de votre part sur le courage, politique ou personnel.»

L’entrepreneur new-yorkais Andrew Yang, le sénateur du New Jersey Cory Booker, l’ancien secrétaire du Logement de M. Obama Julián Castro et l’activiste milliardaire Tom Steyer ont aussi participé au débat.

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