Débordements aux urgences: on va vivre ça encore quelques mois, dit le ministre Dubé

MONTRÉAL — Les débordements dans les urgences du Québec vont durer encore quelques mois, reconnaît le ministre de la Santé, Christian Dubé. 

«On paie un peu le prix de ce qui s’est passé avec la pandémie.»

Au cours de la dernière fin de semaine, il a été demandé aux Québécois d’éviter autant que possible les urgences de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont et de l’hôpital Santa Cabrini — tous deux situés dans l’Est de l’île de Montréal — qui avaient alors «pratiquement atteint leur capacité maximale», principalement en raison du manque de personnel.

Fin juin, on apprenait que les heures de l’urgence de l’hôpital de Baie-Saint-Paul seraient limitées au cours de l’été et celle de l’hôpital de Gatineau a carrément fermé.

De telles situations, «on va vivre ça encore quelques mois», a déclaré le ministre Dubé lors d’une conférence de presse lundi à propos de l’agrandissement du bloc opératoire de l’hôpital Santa Cabrini. «On le vit en ce moment. C’est ici, c’est partout», a précisé le ministre qui a voulu faire preuve de transparence auprès de la population.

«Il a fallu faire des choix», a-t-il martelé. Après plus d’un an de COVID-19, le personnel hospitalier est épuisé et a grandement besoin de vacances. Leur repos a été jugé «prioritaire», dit-il. Mais lorsqu’ils seront en poste, «ce sera un dur été pour eux».

Mais ces congés du personnel, ajoutés à la surcharge de travail causée par la COVID-19, ont des effets sur les salles d’urgence et aussi sur le rattrapage des chirurgies annulées durant la pandémie, a-t-il dit.

Il lui revient de trouver des solutions pour pallier ces difficultés et a évoqué la possibilité d’utiliser les cliniques privées. Des «corridors de services» pourraient être créés en jumelant deux hôpitaux et leur personnel.

Le ministre mise aussi beaucoup sur l’accélération de la campagne de vaccination qui devrait bientôt permettre aux «vaccinateurs» de réintégrer leurs anciennes fonctions dans le réseau ou d’aller prêter main-forte là où les besoins sont les plus criants. Il pense notamment aux 20 000 personnes qui ont répondu à l’appel de «Je contribue!» 

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