Début des essais cliniques pour un autre candidat vaccin mis au point au Canada

HALIFAX — Les essais cliniques ont débuté pour un autre candidat vaccin canadien contre la COVID-19.

Le Centre canadien de vaccinologie, rattaché à l’Université Dalhousie, indique que le premier des 108 adultes volontaires en bonne santé a reçu son injection mercredi matin à Halifax. L’étude clinique, contrôlée par placebo, administrera à chaque volontaire deux doses, à 28 jours d’intervalle.

Surnommé «COVAC-2», ce candidat a été développé par l’Organisation des vaccins et des maladies infectieuses (VIDO) de l’Université de la Saskatchewan. C’est le premier des deux vaccins «à sous-unités» de VIDO à amorcer la première phase des essais cliniques. Les vaccins à sous-unités contiennent des protéines virales purifiées, qui ne sont pas infectieuses. Cette technologie est déjà utilisée dans des vaccins contre l’hépatite, la diphtérie et la coqueluche.

VIDO soutient que ce vaccin n’a pas besoin de températures de stockage ultra-froides, comme les produits synthétiques d’ARN messager. Les deux vaccins approuvés jusqu’ici par Santé Canada, ceux de Moderna et de Pfizer-BioNTech, nécessitent des procédures de distribution et d’entreposage spéciales, qui ont compliqué leur déploiement.

En novembre dernier, Medicago, de Québec, et le géant pharmaceutique GSK ont amorcé les essais cliniques de phase 2 et 3 pour un candidat vaccin produit sur plantes. Et le mois dernier, des essais cliniques ont débuté pour un candidat vaccin de Providence Therapeutics, de Calgary.

L’antigène vaccinal de VIDO — la molécule qui déclenche la réponse immunitaire dans l’organisme — a été produit chez Biodextris, de Laval, à partir d’une lignée cellulaire fournie par le Conseil national de recherches du Canada. L’aide au développement est également venue de partenaires du monde entier, dont Seppic, en France, et l’Institut de formulation des vaccins, en Suisse. 

Pendant ce temps, VIDO construit une usine, sur le campus de l’Université de la Saskatchewan, qui pourrait produire jusqu’à 40 millions de doses de vaccins — mais on ne sait pas si cela inclut l’éventuel vaccin contre la COVID-19. La construction de l’usine devrait être terminée à la fin de cette année.

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