Début des négociations en Ontario dans le secteur de l’enseignement

TORONTO — Les négociations ont commencé en Ontario entre le gouvernement et un important syndicat de l’enseignement. 

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente 55 000 travailleurs de l’éducation en Ontario, affirme que les négociations ont commencé comme prévu lundi matin. Le comité central de négociation du «conseil des syndicats» de tous les conseils scolaires de l’Ontario affiliés au SCFP négociera tout l’été pour le renouvellement de conventions collectives qui seront échues le 31 août.

Le SCFP a déclaré ce mois-ci qu’il espérait négocier une entente qui offrirait plus de soutien aux élèves ontariens et «garantirait que le salaire des travailleurs ne soit plus érodé».

Un communiqué du 7 juillet évoquait par ailleurs une note de service du sous-ministre adjoint de l’Éducation selon laquelle le gouvernement «envisageait» des conventions collectives d’une durée de quatre ans, plutôt que trois, pour les employés du secteur de l’enseignement.

La note indique que des conventions sur quatre ans permettraient une plus grande stabilité dans le secteur, à mesure que les élèves rattrapent leur retard après les perturbations liées à la pandémie. La note demande l’avis des agences de négociation sur les scénarios de conventions d’une durée de deux ans, quatre ans ou cinq ans.

Le SCFP a suggéré que la modification des conditions des conventions profiterait à la réélection, dans quatre ans, des progressistes-conservateurs. Le syndicat a rappelé que les travailleurs de l’enseignement souhaitent avant tout une convention qui améliorera l’expérience éducative des élèves et aidera les travailleurs à faire face au coût de la vie.  

Le gouvernement conservateur du premier ministre Doug Ford a été réélu en juin et le ministre de l’Éducation, Stephen Lecce, a conservé son portefeuille. 

Le gouvernement Ford avait eu de mauvaises relations avec les syndicats au cours des quatre années précédentes. Les enseignants avaient débrayé et observé des grèves du zèle lors des dernières négociations.

Le projet de loi 124, qui a plafonné à 1 % par année les augmentations de salaires des travailleurs du secteur public en Ontario, a joué un rôle important dans ces tensions entre le gouvernement Ford et les syndicats.

M. Ford a déclaré le mois dernier que les enseignants recevraient une augmentation salariale «supérieure à 1 %». Mais le premier ministre a aussi prévenu qu’il souhaitait que les élèves ne soient pas privés de cours ou d’activités parascolaires cet automne à cause de débrayages ou de grèves du zèle des employés du secteur de l’enseignement.

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