Procès d’Harold LeBel: le jury est composé de 10 femmes et de quatre hommes

QUÉBEC — Le procès de l’ex-député péquiste Harold LeBel, qui plaide non coupable à une accusation d’agression sexuelle, s’est ouvert lundi matin au palais de justice de Rimouski avec la sélection du jury.

Harold LeBel a été arrêté le 15 décembre 2020. Les actes qui lui sont reprochés se seraient produits en octobre 2017; l’identité de la présumée victime est protégée par une ordonnance de non-publication.

Lundi, 14 jurés ont été choisis: 10 femmes et quatre hommes. Le juge Serge Francoeur, de la Cour supérieure, a expliqué qu’en raison de la COVID-19, il avait sélectionné deux jurés de plus que d’habitude. 

«J’ai décidé, après consultation avec les avocats, qu’il était dans l’intérêt de la justice de sélectionner 14 jurés dans la présente affaire afin de garantir qu’un jury complet sera en mesure de délibérer», a-t-il déclaré.

Tous les jurés devront suivre le procès. Cependant, la loi prévoit que seuls 12 jurés sont autorisés à délibérer. «Je devrai donc réduire la taille du jury (…) en tirant des numéros au hasard», a ajouté le magistrat.

Le tribunal s’est assuré, lundi, que les jurés sélectionnés n’avaient pas commis d’acte criminel, qu’ils n’avaient pas subi d’agression sexuelle et qu’ils ne connaissaient pas les gens impliqués dans cette affaire. 

Sept candidats jurés ont été exemptés, vu leurs liens avec l’ancien député ou leurs problèmes de santé. Une dame a déclaré que sa mère avait été abusée et que pour cette raison, elle ne pouvait prendre part au procès.

Vêtu d’un complet-cravate, Harold LeBel a suivi attentivement la sélection du jury. On ne sait pas encore si l’homme de 60 ans témoignera lors de son procès, qui devrait s’étaler sur deux à trois semaines.

Pendant toute la durée du procès, il sera interdit d’identifier la plaignante et tout témoin civil. Il ne sera pas non plus permis d’identifier un membre du jury, ni de rapporter les discussions hors jury.

L’avocat d’Harold LeBel est Me Maxime Roy, qui avait représenté l’ex-ministre libérale Nathalie Normandeau lors de son procès pour abus de confiance et corruption dans les affaires municipales.

Mme Normandeau avait été libérée en 2020 de tous les chefs d’accusation qui pesaient contre elle, lorsque le juge avait ordonné l’arrêt des procédures en raison des délais déraisonnables. 

Militant souverainiste de longue date, Harold LeBel avait été élu sous la bannière péquiste en 2014 et réélu en 2018. Exclu du PQ, il a siégé entre décembre 2020 et octobre 2022 à titre de député indépendant.

La nouvelle de son arrestation avait créé une onde de choc sur la colline parlementaire, où le député était apprécié et jouissait d’une bonne réputation.

Laisser un commentaire

Les commentaires sont modérés par l’équipe de L’actualité et approuvés seulement s’ils respectent les règles de la nétiquette en vigueur. Veuillez nous allouer du temps pour vérifier la validité de votre commentaire.