Le procès des deux marins britanniques accusés d’agression sexuelle s’est ouvert

HALIFAX — Un policier militaire qui a enquêté sur une présumée agression sexuelle collective dans une base militaire de la région de Halifax a affirmé mercredi au procès de deux marins britanniques que la plaignante était visiblement bouleversée lors de leur entretien.

Darren Smalley et Simon Radford sont accusés d’agression sexuelle ayant causé des lésions corporelles et d’avoir participé à une agression sexuelle impliquant une ou plusieurs personnes dans les installations de la base de Shearwater en avril 2015.

Le sergent Tyler Bruce-Hayes, le premier témoin de la Couronne, a déclaré devant la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse que la plaignante pleurait lorsqu’il l’a vue pour la première fois dans un hôpital de Halifax au petit matin du 11 avril 2015.

M. Bruce-Hayes a expliqué qu’il avait reçu un appel quelques heures plus tôt relativement à une agression sexuelle à Shearwater.

Il a affirmé que la femme, dont l’identité est protégée par une ordonnance de non-publication, avait été examinée par une infirmière et que des prélèvements de salive, d’urine et de sang avaient été effectués. Plus tard dans la nuit, il l’a interviewée pendant environ deux heures.

M. Bruce-Hayes a affirmé qu’elle pleurait durant certaines parties de l’entretien, et qu’elle semblait «bouleversée».

Le sergent a indiqué qu’il s’était rendu par la suite à l’appartement de la plaignante, où il avait saisi des vêtements, y compris des sous-vêtements.

«L’un des échantillons biologiques de M. Smalley correspondait au profil d’ADN trouvé sur les sous-vêtements de la victime», a dit M. Bruce-Hayes.

Une vidéo a aussi été diffusée en cour, montrant la plaignante, une autre femme et deux hommes assis dans une chambre à quatre lits. La vidéo a été prise sur une caméra GoPro saisie dans la base de Shearwater.

MM. Smalley et Radford, assis sur un banc derrière leurs avocats, prenaient des notes méticuleusement pendant les procédures.

Ils ne sont pas en détention, mais sont soumis à de strictes conditions de cautionnement.

La Couronne avait à l’origine accusé quatre hommes, mais les accusations contre deux des marins ont été abandonnées.

Le procès devant juge seul devrait durer environ six semaines.