Décès de Raymond Lévesque: le milieu culturel et politique en deuil

MONTRÉAL — Le milieu culturel et politique a exprimé sa grande tristesse à la suite de l’annonce, lundi, du décès du chansonnier québécois Raymond Lévesque.

Sur Twitter, le premier ministre du Québec François Legault a présenté ses condoléances à la famille et aux proches de ce «grand Québécois», l’auteur de «Quand les hommes vivront d’amour», «une des plus belles chansons de tous les temps».

Le premier ministre du Canada Justin Trudeau a qualifié Raymond Lévesque d’«un de nos plus grands chansonniers», ajoutant que «sa voix et ses mots seront toujours avec nous».

C’est «un géant de la scène artistique québécoise» qui s’est éteint, a affirmé le ministre du Patrimoine canadien, Steven Guilbeault. «Raymond Lévesque nous quitte, mais son hymne à la paix continuera d’éveiller ce qu’il y a de plus beau dans le cœur de chacun», a déclaré M. Guilbeault.

«Un homme fier, a commenté l’ancienne mairesse de Longueuil, Caroline Saint-Hilaire. Fier du Québec. Fier de son pays. Sa patrie. Et de Longueuil. Sa ville. Il rêvait de voir les humains vivre d’amour… Merci Raymond Lévesque.»

«Le Québec est en deuil», a affirmé sans détour Christine St-Pierre, la porte-parole libérale en matière de culture et de communications.

«Je me souviens du très beau moment au cours duquel nous avions inauguré la magnifique bibliothèque de St-Hubert qui porte son nom. Mes plus sincères condoléances à toute sa famille et ses nombreux ami(e)s», a-t-elle ajouté dans une publication Facebook.

Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre-Plamondon, a parlé d’une «bien triste nouvelle dans des moments où nous avons plus que jamais besoin de vivre d’amour».

«Nous perdons un amoureux de son Québec», a-t-il écrit sur Twitter.

«Bon repos mon ami», a écrit sur Facebook la chanteuse Marie-Élaine Thibert, accompagnant sa publication de plusieurs clichés où elle se trouve en compagnie du célèbre chansonnier.

L’animatrice Monique Giroux a pour sa part qualifié Raymond Lévesque d’«artiste majeur, pionnier, patriote, créateur non seulement d’un des plus grands titres du répertoire mais aussi de nombreuses autres chansons engagées et porteuses de valeurs humanistes».

Dans un long message, elle a raconté ses souvenirs d’une soirée mémorable à laquelle assistait également la chanteuse Pauline Julien. «Je vous écrivais sur un bout de papier les souvenirs de Paris que Pauline voulait vous rappeler non sans mal, mentionne Mme Giroux. 30 minutes pour arriver à comprendre ses gestes mimés: « te souviens-tu les putes au-dessus de Chez Moineau »,  ce lieu où vous chantiez tous les deux. Jamais je n’oublierai ce moment incroyable pour la femme de 35 ans que j’étais et qui vous aimait Pauline et vous.»

Joint en fin de soirée, l’auteur-compositeur-interprète Jean-Pierre Ferland a d’abord lâché qu’«on ne peut pas faire autrement que détester la COVID-19» avant de témoigner que Raymond Lévesque lui a enseigné à écrire alors qu’il était «petit cul» et qu’il «ne savait même pas écrire un refrain de chanson».

Le président et chef de la direction de Québecor et ancien chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, a salué le départ d’«un grand» qui «par sa plume et par sa voix […] a été un pionnier de notre culture».

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a pour sa part indiqué que M. Lévesque «n’a pas vu le pays dont il rêvait, mais on le lui chantera le jour venu».

Raymond Lévesque «a chanté son pays» et est «un des premiers artistes à avoir milité pour l’indépendance», a déclaré à La Presse Canadienne Marie-Anne Alepin, la présidente générale de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.

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