Décès d’une des deux fillettes poignardées à Montréal; la mère appréhendée

Une des deux fillettes vraisemblablement poignardées par leur mère samedi soir à Montréal a succombé à ses blessures à l’hôpital.

Le décès de l’enfant, âgée de 11 ans, est considéré maintenant comme étant le 5e homicide à survenir sur l’île de Montréal depuis le début de l’année par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

La soeur de la victime, âgée de 5 ans, était dans un état stable dimanche matin à l’hôpital.

Un appel de détresse au 911 a été logé vers 18 h 05 samedi concernant un drame familial dans un logement de la rue Rousselot, près du boulevard Crémazie Est, dans le secteur de Villeray.

Un porte-parole du SPVM, Julien Lévesque, rappelle qu’à leur arrivée sur les lieux, les enfants avaient été grièvement blessés et transportés à l’hôpital dans un état critique.

Il a confirmé que la femme, âgée de 34 ans, qui sera éventuellement interrogée par les patrouilleurs est la mère des deux enfants.

«Elle a aussi été transportée en centre hospitalier pour y soigner des blessures au haut du corps qu’elle se serait infligée elle-même», a précisé l’agent Lévesque,.

Le périmètre de sécurité érigé autour de la scène de crime était toujours en place dimanche matin et il devait en être ainsi pour encore plusieurs heures afin de faciliter le travail des enquêteurs et des techniciens en identité judiciaire du SPVM.

La rue Rousselot était toujours fermée à la circulation entre le boulevard Crémazie Est et la rue Jarry Est.

En entrevue à La Presse canadienne peu après les évènements, Antoine Ortuso, un superviseur aux interventions à Urgences-Santé, a raconté «l’appel tragique» que les ambulanciers ont reçu.

Il a affirmé que quatre personnes avaient été transportées à l’hôpital, sans toutefois confirmer si la quatrième personne était bien le père des fillettes que les voisins ont vu à l’extérieur en état de choc.

Le personnel d’Urgences-Santé était aussi «sous le choc», a confié M. Ortuso.

«Ce sont des appels qui laissent des traces pour le reste d’une carrière», a-t-il confié.