Déclenchement des élections au Manitoba: Pallister brigue un deuxième mandat

WINNIPEG — Le Manitoba est officiellement entré en période électorale alors que le premier ministre progressiste-conservateur de la province est en quête d’un deuxième mandat.

Brian Pallister a rendu visite à la lieutenante-gouverneure, lundi, pour faire déclencher la campagne d’une durée 29 jours qui se conclura le 10 septembre.

Le scrutin était initialement prévu le 6 octobre 2020, mais Brian Pallister l’a devancé de plus d’un an, plus tôt cette année. Il avait alors expliqué sa décision en faisant valoir que son gouvernement avait déjà réalisé la plupart de ses promesses et qu’il avait besoin d’un nouveau mandat des électeurs.

Les progressistes-conservateurs ont été portés au pouvoir en 2016, en décrochant 40 des 57 sièges de l’Assemblée législative — la plus grande majorité en un siècle au Manitoba.

«Le progrès que nous avons accompli n’a pas toujours été facile. Je le sais, et les Manitobains le savent aussi. Mais ça prend du temps pour changer les choses pour le mieux», a déclaré M. Pallister.

«Il reste encore beaucoup à faire», a-t-il ajouté, flanqué de plusieurs candidats de son parti devant le parlement.

Le directeur du département d’études politiques à l’Université du Manitoba, Royce Koop, estime que la lutte s’annonce difficile pour les partis de l’opposition.

Les conservateurs demeurent en bonne position dans les sondages d’opinion, en plus d’avoir pris les devants en matière de financement.

«Cela dit, la campagne ne fait que commencer et nous avons une idée de ce à quoi vont ressembler les termes de la campagne», relève M. Koop.

Les taxes et la santé

Les conservateurs ont écarté le Nouveau Parti démocratique (NPD) du pouvoir aux dernières élections après qu’il eut augmenté la taxe de vente provinciale et commencé à cumuler une série de déficits.

Le gouvernement de Brian Pallister a annulé la hausse de taxe, en plus de résorber le déficit.

Les conservateurs tentent maintenant d’axer la campagne sur «la confiance et les taxes», a récemment indiqué le premier ministre sortant.

Quant aux néo-démocrates, ils mettent plutôt l’enjeu des soins de santé à l’avant-plan.

Le coup d’envoi de la campagne électorale survient au milieu d’une série de réformes des hôpitaux à Winnipeg. Trois des services des urgences de la ville sont en train d’être convertis en centres de soins d’urgence, qui ne gèrent pas les problèmes de santé potentiellement mortels tels que les crises cardiaques.

Le NPD a remporté 14 sièges lors de la dernière élection, puis a désigné Wab Kinew comme nouveau chef.

M. Kinew a fait l’objet de publicités négatives financées par les conservateurs concernant ses antécédents criminels, même si son casier judiciaire a depuis été suspendu, et concernant une allégation de violence conjugale. L’accusation en question avait été suspendue par la Couronne en 2004, mais une ancienne petite amie maintient toujours que M. Kinew l’a projetée à travers leur salon.

Les libéraux, qui n’occupaient que quatre sièges au moment du déclenchement des élections, ont eu du mal à amasser des fonds et à recruter des candidats. En date de lundi, ils n’avaient présenté des candidats que dans un peu plus de la moitié des circonscriptions de la province.

Le Parti vert espère pour sa part remporter son premier siège au Manitoba, après s’être approché de la victoire, en 2016, dans la circonscription de Wolseley, à Winnipeg.

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