Déconfinement à Montréal: Québec doit être prêt à tout reporter, dit le PLQ

MONTRÉAL — Le report d’une semaine de la réouverture des commerces dans le Grand Montréal est «un soulagement», dit le Parti libéral du Québec (PLQ), qui juge que le gouvernement doit aussi être prêt à retarder tout le reste, dont la reprise des cours dans les écoles primaires.

Le PLQ avait tenu un point de presse lundi matin pour dire notamment au gouvernement caquiste qu’il est «trop tôt» pour déconfiner le Grand Montréal à partir du 11 mai, tel qu’il était planifié.

À cette date, trois secteurs devaient pouvoir recommencer leurs activités: le commerce au détail, l’industrie de la construction et le secteur manufacturier. À l’extérieur de Montréal, elles ont repris ce lundi.

Mais lundi midi, le premier ministre François Legault, dans son point de presse quotidien, a annoncé que les commerces du Grand Montréal allaient plutôt ouvrir leurs portes le 18 mai, soit une semaine plus tard que prévu.

Les écoles primaires, elles, doivent toujours accueillir les élèves dès le 19 mai dans la région métropolitaine.

Le report d’une semaine a été bien accueilli par le chef intérimaire du PLQ, Pierre Arcand.

Mais il soumet que le gouvernement doit rester vigilant, surveiller la situation à Montréal de près, et se tenir prêt à y retarder, si requis, toutes les étapes du déconfinement.

Il avait d’ailleurs tenu un point de presse lundi matin derrière le CHSLD Vigi Mont-Royal, l’un des plus touchés par la COVID-19 dans la province. Selon les plus récents chiffres publiés, ce CHSLD, qui est situé dans sa circonscription de Mont-Royal-Outremont, comptait 186 résidants infectés par la maladie. L’armée canadienne est arrivée en renfort vendredi.

Il jugeait que le début du déconfinement au 11 mai était trop rapide, car la situation n’est pas sous contrôle dans le Grand Montréal. Il a rappelé que Montréal est «l’épicentre de la pandémie».

M. Arcand a fait valoir qu’il n’y a pas que des éclosions dans les CHSLD et autres résidences pour aînés. Il y a aussi de la transmission communautaire dans plusieurs quartiers de Montréal, dont Montréal-Nord, LaSalle, le quartier Saint-Michel et Pointe-Claire, a-t-il souligné alors que des soldats avec des masques et des blouses médicales s’affairaient derrière lui.

Outre le report de la date de reprise des activités à Montréal, le chef intérimaire de l’opposition officielle a deux autres demandes.

Il croit que le gouvernement doit hausser de façon significative le nombre de tests effectués avant d’arrêter une date pour un déconfinement. Et il souhaite plus de détails sur le plan gouvernemental pour tester les gens.

M. Arcand réclame aussi des points de presse quotidiens à Montréal avec la santé publique et avec Chantal Rouleau, la ministre responsable de la métropole.

Ce qui se passe à Montréal, on l’apprend un peu par la bande, déplore le chef intérimaire.