Déconfinement d’autres secteurs: le plan sera dévoilé dans les prochains jours

D’ici «quelques semaines», le Dr Arruda pourrait aussi remettre en question la consigne de distanciation sociale de deux mètres, pour la ramener à seulement un mètre, comme c’est le cas dans certains pays.

QUÉBEC — Le plan de déconfinement des secteurs laissés de côté jusqu’à maintenant — qu’on pense aux bars, hôtels, lieux de culte et gyms, notamment — sera connu dans les prochains jours.

Le directeur national de la santé publique, le Dr Horacio Arruda, a indiqué mardi que le gouvernement était en train de finaliser ses travaux et qu’il serait très bientôt prêt à dire à quel moment divers secteurs d’activités pourront recommencer à fonctionner et en vertu de quelles règles précises.

«On pourra donner des dates effectivement», a dit le Dr Arruda, en conférence de presse, aux côtés du premier ministre François Legault et de la ministre de la Santé, Danielle McCann.

Il faut se garder de déconfiner trop rapidement et de vouloir tout rouvrir «en même temps», a dit le premier ministre Legault, craignant une nouvelle propagation du virus.

D’ici «quelques semaines», le Dr Arruda pourrait aussi remettre en question la consigne de distanciation sociale de deux mètres, pour la ramener à seulement un mètre, comme c’est le cas dans certains pays.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande de conserver une distance d’au moins un mètre entre les personnes.

Certains secteurs d’activité, comme les restaurants, apprécieraient grandement un tel assouplissement des règles.

«Tout cela est analysé en fonction des risques potentiels» de contamination, a commenté le Dr Arruda, qui s’est dit disposé à réévaluer cette question au moment où s’accentue le processus de déconfinement.

Avec la reprise de nombreuses activités, «ça se peut qu’on évolue à l’intérieur de ça, en regardant aussi les expériences internationales», a précisé le Dr Arruda.

Deuxième vague

De son côté, la ministre de la Santé a observé qu’au cours des prochains mois toute l’énergie de son ministère serait déployée en vue de faire en sorte que le Québec soit prêt à affronter une éventuelle deuxième vague de la pandémie de COVID-19, possiblement à l’automne.

Il s’agira de la priorité numéro un du ministère, et ce, durant «tout l’été», a dit la ministre McCann.

Elle voudra notamment s’assurer qu’on dispose de tout l’approvisionnement requis en équipement de protection (masques, gants, blouses) destiné au personnel de la santé.

«Si ça arrive cet automne, on va être pas mal autonome au Québec», a assuré le premier ministre.

On verra aussi à mieux identifier «les zones de fragilité» du réseau de la santé, où il faudra intervenir.

Le premier ministre Legault s’est dit touché en constatant que le Québec avait franchi le cap des 5000 décès attribuables à la COVID-19.

«On doit tirer des leçons» d’une crise d’une telle ampleur, a-t-il convenu.

De lundi à mardi, le Québec a enregistré 45 nouveaux décès, pour un total de 5029 depuis le début de la crise sanitaire en mars.

M. Legault a noté une fois de plus que 90 % de ces décès étaient survenus dans les résidences pour aînés, qu’il s’agisse de centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) ou de résidences privées, le maillon faible du réseau, devenu l’épicentre de la transmission du virus.

Le premier ministre a réaffirmé son engagement à tout mettre en oeuvre pour «régler le problème» des CHSLD, avec des projets de rénovation de ces résidences et la construction de maisons des aînés. De plus, 10 000 préposés aux bénéficiaires supplémentaires devraient s’y pointer à l’automne et contribuer à réduire le problème criant de pénurie de personnel.

Le premier ministre prévient que le grand branle-bas annoncé dans les résidences pour aînés va entraîner un coût élevé.

«Ça va coûter beaucoup plus cher» qu’actuellement, a-t-il prédit. Juste pour les maisons des aînés, il faut anticiper «des milliards de dollars».

Malgré la nette tendance à la baisse du nombre de cas observés, la partie n’est pas encore gagnée, le Québec comptant actuellement au moins 1000 personnes infectées du virus.

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Avec le recul, quand on regarde le déroulement de la ¨grippe espagnole de 1918-19¨, on se dit qu’à l’époque, la médecine n’était pas très avancée, malgré que certains vaccins étaient déjà là; et que malgré les meilleures façons de faire , la pandémie a fait d’énormes ravages. Si la prochaine pandémie ne se produit que dans 100 ans, comment ce futur jugera-t-il notre façon de faire actuelle ? Sans doute que, comme nous, sera-t-on obligés d’improviser au fur et à mesure des circonstances. Donc, peut-être devrions-nous nous garder une petite gêne avant de trop critiquer ceux qui font de leur mieux, au meilleur de leurs connaissances; car la science n’est pas fixe. Elle bouge, elle change elle s’adapte.

À quand le déconfinement dans les hôpitaux on a besoin de nos proche à nos côté en étant malade autre que le coronavirus 19 .