Délégations du Québec: le tiers du personnel a été rapatrié

QUÉBEC — Le tiers du personnel affecté aux représentations du Québec à l’étranger a demandé à être rapatrié en raison de la pandémie du coronavirus.

En tout, 33 personnes du ministère des Relations internationales (MRI) en affectation à l’étranger ont réclamé de pouvoir rentrer au Québec étant donné la crise sanitaire qui frappe partout dans le monde.

C’est ce qu’a indiqué mardi à La Presse canadienne le porte-parole de la ministre des Relations internationales, Marc-Antoine Trudel.

En tout, sur les 91 personnes affectées à l’étranger, dans les Délégations du Québec ou Bureaux du Québec, 33 ont demandé à revenir et c’est chose faite pour 32 d’entre elles. Une dernière personne doit prendre son vol mercredi.

Pris en charge

Une fois de retour au pays, les rapatriés sont en isolement pour 14 jours, à l’instar des autres voyageurs, a tenu à assurer M. Trudel. L’État les prend ensuite en charge, puisque comme leur affectation peut durer deux ans ou plus, beaucoup n’ont plus aucun domicile ici.

«Quand ils reviennent ici, ils n’ont pas de résidence, donc il faut les loger», a-t-il précisé.

Ceux qui choisissent de rester outre-mer dans leurs fonctions sont prévenus qu’il sera de plus en plus difficile de les rapatrier s’ils le désirent plus tard, en raison de l’interruption des vols commerciaux. Et par ailleurs, s’ils présentent des symptômes durant le voyage et font une correspondance dans un autre pays, ils seront alors interdits de reprendre l’avion et immobilisés sur place, a évoqué le porte-parole.

Maintien des services

Les différentes représentations du Québec à l’étranger, délégations générales, délégations, bureaux et antennes, maintiennent leurs activités, a indiqué M. Trudel. 

L’autorité consulaire — en quelque sorte les services aux ressortissants canadiens à l’étranger — demeure sous la responsabilité du fédéral, mais comme les ambassades et consulats canadiens «sont débordés», le personnel des représentations du Québec leur vient en aide, a expliqué le porte-parole.

Les premiers employés du MRI touchés par le rapatriement ont été ceux postés dans les quatre représentations du Québec en Chine, puisqu’il s’agissait du pays qui était le plus durement frappé au début de la crise.

Comme on s’attend éventuellement à une deuxième vague en Chine en vertu des prévisions de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le personnel rapatrié n’y retournera pas de sitôt.

Des mesures de rapatriement ont été proposées aux effectifs en poste en Europe à compter du début de mars. Le Québec dispose de délégations et bureaux en Italie, en Espagne, en France et en Allemagne, tous des États qui ont aussi été terriblement affectés par la pandémie.

Rappelons que le réseau du Québec à l’étranger est constitué de 33 représentations réparties dans 18 pays.

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