Déneigement après une bonne tempête hivernale: vérifiez aussi votre toiture

MONTRÉAL — L’heure est au déneigement après la tempête hivernale qui a laissé sur son passage des précipitations de 25 à 40 centimètres de neige, selon les régions.

Les Québécois devraient d’ailleurs profiter de ce week-end de pelletage afin de vérifier si chaque pelletée de neige est pesante et gorgée d’eau, ce qui peut servir de rappel pour vérifier si le déneigement de la toiture s’impose.

«Ce n’est pas tant la quantité en termes d’épaisseur, mais davantage le poids de cette quantité de neige là qu’il faut surveiller», explique Sylvain Lamothe, porte-parole de la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) en entrevue à La Presse canadienne.

«Les toitures au Québec sont faites pour résister aux rigueurs du climat québécois, mais il reste qu’il faut être vigilant comme propriétaire», rappelle le porte-parole de la RBQ.

Contrairement à d’autres hivers plus rigoureux, le Québec compte au moins un mois de retard pour ce qui est du déneigement des toitures, notamment dans la grande région de Montréal où la pluie et le redoux précédents faisaient plutôt penser au temps des sucres.

Le retour à la réalité hivernale nous rappelle qu’il faut être vigilants face aux signes précurseurs d’une toiture surchargée.

«Par exemple, s’il y a des fissures qui se forment au niveau des murs, des portes qui coincent, des plafonds déformés ou des infiltrations d’eau, ce sont des éléments qui peuvent nous donner des indices d’une charge importante au niveau de la toiture», précise Sylvain Lamothe. «Il faudrait penser à ce moment-là de déneiger la toiture.»

Quant aux propriétaires de commerces et d’immeubles, ceux-ci ont généralement déjà conclu le contrat de déneigement de leur toiture à ce temps-ci de l’année, souligne M. Lamothe. Il recommande d’ailleurs aux propriétaires de maison de songer également à se tourner vers un spécialiste pour des raisons de sécurité.

«On recommande toujours de faire affaire avec des entreprises spécialisées qui ont des équipements et des méthodes de travail adéquates pour ne pas abîmer les membranes d’étanchéité de la toiture et ne pas faire de chute évidemment», dit le porte-parole de la Régie du bâtiment.

Il existe toutefois des grattoirs télescopiques pour toiture pour ceux et celles qui désirent s’en occuper eux-mêmes, mais prenez garde aux chutes de neige et de glace.

«Si par contre, on décide de faire soi-même l’opération de déneigement, évidemment il faut être prudent. On peut le faire à partir du sol quand la toiture n’est pas trop haute avec des manches télescopiques, mais il y a aussi toute la question de la glace.»

Enfin, M. Lamothe rappelle que c’est la responsabilité du propriétaire d’une résidence, d’un commerce ou d’un immeuble de prévenir les blessures, notamment par les chutes de neige et de glace. Il profite aussi de cette fin de semaine de déneigement pour inciter les gens à déneiger les balcons des immeubles à logements et autour des fenêtres de sous-sol qui peuvent aussi servir de sortie de secours, ainsi que les abris d’autos dont la structure peut aussi s’effondrer sous le poids de la neige.  

En février 2019, plusieurs cas de bâtiments dont la toiture avait cédé sous le poids de la neige avaient fait les manchettes. À Saint-Jérôme, dans les Laurentides, les locataires de sept logements d’un immeuble abritant une boucherie au rez-de-chaussée avaient notamment dû être relocalisés. Le toit d’une entreprise de Trois-Rivières s’était aussi effondré et un aréna de Québec avait aussi été évacué de manière préventive. Il ne s’agit que de quelques exemples marqués par les épisodes de neige et de verglas de l’hiver dernier.

Les plus populaires