Dépister une infection de SRAS-CoV-2 sur le campus grâce aux eaux usées

Une université ontarienne teste les eaux usées des résidences de son campus pour détecter les premiers signes de COVID-19 — et elle s’attend à découvrir cette semaine si de nouveaux cas apparaissent grâce à ce dépistage.

Cette méthode de dépistage pourrait aider l’Université de Guelph à prendre des mesures précoces contre de potentielles éclosions de COVID-19, a déclaré le professeur Lawrence Goodridge, qui dirige l’équipe de chercheurs autour de ce projet. «En testant les eaux usées, on détecte qu’une personne est potentiellement infectée, qu’elle présente des symptômes ou non», a-t-il expliqué en entrevue lundi.

Les tests détectent la présence du virus SRAS-CoV-2 dans les excréments humains; or, des études ont déjà montré que le virus apparaît dans les eaux usées environ une semaine avant qu’une personne ne commence même à présenter des symptômes de la COVID-19.

Les tests ont commencé la semaine dernière dans cinq résidences du campus de l’Université de Guelph, où vivent environ 2000 personnes au total, a déclaré le professeur Goodridge. Des résultats sont attendus cette semaine et pourraient signaler de nouveaux cas potentiels, a-t-il déclaré.

Cette méthode de dépistage ne peut toutefois pas déterminer d’où vient précisément le virus dans l’édifice. «Tout ce que nous pouvons dire, c’est qu’au moins une personne dans ce bâtiment est en train de répandre le virus», a précisé le chercheur. «Mais une fois qu’on sait cela, on peut poser certains gestes», comme tester les étudiants d’une certaine résidence et mettre en quarantaine ceux qui sont infectés.

Selon M. Goodridge, cette approche a déjà été adoptée dans plusieurs universités aux États-Unis.

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Cet article a été produit avec l’aide financière des Bourses Facebook et La Presse Canadienne pour les nouvelles.

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