Déplacements Canada-UE: des questions en suspens, selon le Bloc québécois

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a des interrogations sur les déplacements à venir entre le Canada et l’Union européenne.

L’UE a annoncé mardi matin qu’elle recommandait à ses membres d’admettre des voyageurs provenant de 15 pays — dont le Canada — où la situation épidémiologique de la COVID-19 est maîtrisée.

S’exprimant de Montréal, où il lançait sa tournée estivale, M. Blanchet a dit souhaiter qu’il y ait des mesures en place pour assurer la sécurité des citoyens qui seraient tentés de traverser l’océan Atlantique.

«Si les citoyens du Québec et du Canada ont le droit d’aller en Europe, on ose espérer qu’ils vont avoir le droit de revenir. (…) Ça veut dire qu’en théorie, il pourrait aussi y avoir des Européens qui viendraient sur le territoire», a-t-il constaté.

L’Agence des services frontaliers du Canada a annoncé mardi, par voie de communiqué, que les restrictions de voyage sont toujours en vigueur, et ce, au moins jusqu’au 21 juillet.

Il reste que ces assouplissements de l’UE pourraient attiser la colère au sud de la frontière, où la COVID-19 connaît une remontée dans plusieurs États américains.

«On comprend bien, aussi, qu’on ne veut pas se mettre dans une position où le président américain va mettre des pressions pour bénéficier d’un traitement similaire alors que la pandémie aux États-Unis est tout sauf sous contrôle», a déclaré M. Blanchet.

À surveiller le 8 juillet

Dans un peu plus d’une semaine, le président de la Chambre des communes, Anthony Rota, devra rendre une décision fort attendue sur le droit du chef néo-démocrate Jagmeet Singh de siéger ou pas.

M. Singh n’a toujours pas offert des excuses au leader parlementaire du Bloc québécois, Alain Therrien, qu’il a traité de «raciste» le 17 juin.

Le Bloc québécois fera connaître sa réponse à ce sujet lorsqu’il aura bien pris connaissance de la décision du président, a déclaré M. Blanchet, mardi après-midi. Mais la réponse, a-t-il précisé, «ne sera pas badine».

«Nous maintenons que le comportement est inacceptable et nous avons observé, qu’entre ce qui avait l’air d’un coup de colère spontané et un point de presse bien mis en scène, il y a eu une volonté orchestrée de transformer un privilège parlementaire en accusation de racisme qui a fait beaucoup de mal, beaucoup de mal à l’ensemble des députés du Bloc québécois et en particulier à celui de La Prairie», a-t-il dit.

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