Des agents de libération conditionnelle déplorent un système surchargé

OTTAWA — Les agents de libération conditionnelle du Canada affirment que le système correctionnel du pays est à un point critique en raison d’une charge de travail «insurmontable» — une situation qui, selon eux, pose de réels risques pour la sécurité publique.

Un sondage mené par le Syndicat des employés de la sécurité et de la justice (SESJ) auprès des agents de libération conditionnelle a révélé que plus des deux tiers des agents craignent de ne pas pouvoir protéger correctement le public, faute de temps pour évaluer, superviser et préparer la sortie de détenus.

Le syndicat, qui représente les agents, affirme que cela signifie que de nombreux contrevenants passent dans les mailles du filet — des gens qui, dans certains cas, peuvent récidiver et faire du mal à autrui ou à eux-mêmes.

David Neufeld, vice-président national du syndicat, soutient que les problèmes découlent de compressions budgétaires sous l’ancien gouvernement conservateur, qui ont entraîné une réduction des effectifs et une augmentation de la charge de travail.

Depuis lors, les mesures prises par le gouvernement Trudeau pour offrir davantage de programmes aux délinquants autochtones et aux personnes atteintes de maladies mentales ont nécessité plus de travail, a ajouté M. Neufeld.

Le syndicat réclame plus de personnel et davantage de ressources au sein du système correctionnel afin de veiller à ce que les détenus soient correctement évalués en ce qui a trait aux risques en vue d’une libération.

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