Des agriculteurs canadiens saluent la Stratégie pour l’Indo-Pacifique

OTTAWA — Des associations d’agriculteurs canadiens applaudissent la très attendue Stratégie du Canada pour l’Indo-Pacifique du gouvernement libéral et espèrent qu’elle mènera à des accords de libre-échange plus nombreux et meilleurs.

La stratégie, annoncée dimanche à Vancouver, prévoit notamment des engagements visant à augmenter les dépenses militaires et à nouer des liens plus étroits avec des pays comme l’Inde. Ce plan de 2,3 milliards $ prévoit aussi la promesse de consacrer 244,1 millions $ à l’amélioration des échanges commerciaux entre le Canada et les pays de la région.

Bien qu’aucune cible précise ne soit incluse dans la stratégie et que des questions subsistent quant à l’efficacité avec laquelle l’argent sera dépensé, l’attention accrue portée à cette région est saluée par les agriculteurs au Canada.

Todd Lewis, producteur agricole de la Saskatchewan et vice-président de la Fédération canadienne de l’agriculture, estime que c’est là «un autre signal que le gouvernement du Canada est sérieux dans sa tentative d’établir à la fois des accords commerciaux et des relations commerciales».

La Stratégie du Canada pour l’Indo-Pacifique vise à établir de nouvelles relations commerciales, mais aussi d’étendre l’Accord de Partenariat transpacifique global et progressiste, en y accueillant de nouveaux membres.

Cet accord, qui inclut déjà des poids lourds comme l’Australie, le Japon et le Mexique, est entré en vigueur il y a quatre ans. Le Royaume-Uni, les Philippines, l’Indonésie, Taïwan et la Chine ont demandé d’en devenir membres. 

Leif Carlson, directeur de l’information sur le marché et de la politique commerciale pour Céréales Canada, espère que la Stratégie pour l’Indo-Pacifique «va être complémentaire» à l’Accord de Partenariat transpacifique.

Mais certains producteurs agricoles canadiens affirment que cet accord n’a pas répondu aux attentes et que sa mise en œuvre a été trop lente, rappelle M. Lewis, de la Fédération canadienne de l’agriculture.

Jim Everson, président du Conseil canadien du canola, espère quant à lui que la stratégie pour l’Indo-Pacifique s’appuiera sur l’Accord de Partenariat transpacifique et donnera de l’élan à un éventuel accord avec l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN).

Le Canada tente depuis cinq ans de conclure un accord commercial avec l’ASEAN, un bloc de 10 pays d’Asie du Sud-Est. Après une consultation publique sur un accord potentiel en 2018, les deux parties ont convenu de poursuivre les négociations en 2021.

Plus tôt ce mois-ci, lors d’un sommet de l’ASEAN, au Cambodge, le premier ministre Justin Trudeau a annoncé un financement pour aider les pays de ce bloc à participer aux négociations afin de conclure un accord commercial.

Le Canada s’est également engagé à négocier davantage d’accords bilatéraux dans cette région, notamment avec l’Inde et l’Indonésie, deux membres de l’ASEAN.

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