Des Américains apportent leur soutien au Canada dans les médias sociaux

TORONTO — Alors que les relations diplomatiques entre les États-Unis et le Canada ont été malmenées par les récents commentaires du président Donald Trump et de ses conseillers, certains Américains ont ressenti le besoin de saluer ce que le Canada a donné à la culture populaire.

De Neil Young et Joni Mitchell à la poutine et à l’«hospitalité nordique», bon nombre des traditionnelles marques de commerce du Canada à l’échelle internationale sont devenues sources de compliments dans les médias sociaux, sous les mots-clics #ThankCanada et #ThanksCanada.

Ces gestes d’appui sont apparus après la diatribe du président Trump à l’issue du sommet des dirigeants du G7, samedi à La Malbaie. Lors de sa conférence de presse de clôture — et après le départ du président Trump —, M. Trudeau a critiqué encore une fois les tarifs douaniers imposés par Washington sur l’acier et l’aluminium, qualifiant cette mesure d’«insultante». M. Trump a alors ordonné à ses représentants de ne pas signer la déclaration commune du sommet, et il a qualifié notamment le premier ministre de «malhonnête» et de «faible».

Le critique musical David Wild a réagi au conflit, dimanche, en encourageant les autres Américains à considérer ce que le Canada avait donné à ses voisins. «Mes compatriotes américains, disons tous #ThanksCanada pour les choses que nous aimons et qu’ils ont apportées dans nos vies», a-t-il écrit, en citant notamment Drake, Leonard Cohen et l’émission humoristique «SCTV», qui a donné plusieurs comédiens aujourd’hui célèbres aux États-Unis.

«Le hockey est aussi « cool »», a-t-il tenu à préciser.

L’auteure-compositrice-interprète Mary Gauthier a renchéri en soulignant que sa carrière l’amène au Canada «plusieurs fois par année».

«Le gouvernement canadien soutient activement les arts. Il le fait BEAUCOUP mieux que le gouvernement américain, et je lui en serai éternellement reconnaissante», a-t-elle tweeté.

Lorsque Shaun Kelly a lu ces gazouillis, il s’est demandé comment cette «conversation» pourrait être étendue au-delà du monde virtuel. Il a alors encouragé ses compatriotes américains à planter un petit drapeau unifolié sur leur pelouse. Le professeur d’anglais et d’histoire de Greenwich, au Connecticut, est même allé sur Amazon pour acheter le drapeau canadien.

«Je me suis dit: « Ça irriterait beaucoup Trump, parce qu’il déteste Jeff Bezos »», le fondateur d’Amazon. «J’ai trouvé un petit drapeau canadien à cinq dollars qui est très modeste, un peu comme les Canadiens, que vous pourriez mettre près de votre porte d’entrée, peut-être dans le jardin», suggère-t-il à ses compatriotes.

M. Kelly s’est dit enthousiasmé par la réponse des internautes. «C’était juste un petit tweet, comme ça, mais presque tous ont répondu qu’ils le feraient, ou qu’ils appuient l’initiative.»