Saisies d’armes lors de rassemblements à Portland

PORTLAND, Ore. — Les policiers ont arrêté au moins 13 personnes, saisi des barres de métal, du répulsif à ours et d’autres armes au moment où des centaines d’extrémistes de droite et des contre-manifestants antifascistes ont envahi le centre-ville de Portland, en Oregon.

Les autorités ont installé des barricades en béton et fermé des ponts et des rues afin de contenir et de séparer les groupes rivaux. Le maire de la ville a qualifié la situation de «potentiellement dangereuse et imprévisible».

Au début d’après-midi, la plupart des groupes de droite avaient quitté le secteur par un pont du centre-ville. Des policiers à vélo et en tenue antiémeute ont empêché les manifestants antifascistes vêtus de noir et masqués de les suivre.

Mais des centaines de personnes sont restées dans le centre-ville et dans les rues avoisinantes, et des escarmouches ont eu lieu tout au long de la journée.

Une personne a été blessée et transportée par ambulance, et trois autres personnes ont été évaluées par des médecins, a déclaré la porte-parole de la police de Portland, la lieutenante Tina Jones. Les blessures étaient mineures, a-t-elle dit.

Tard dans la matinée, des membres des groupes de miliciens Proud Boys et Three Percenters se sont rassemblés au centre-ville. Les forces policières ont dit avoir saisi des armes et des boucliers.

Une vingtaine d’organisations de forces de l’ordre surveillaient la situation.

La police a annoncé par haut-parleur que les personnes participant à des rassemblements non autorisés pourraient être arrêtées. Au moins une personne a été interpellée.

Dans un micromessage publié sur Twitter, le président des États-Unis a écrit que «Portland était surveillée de très près». Il a dit espérer que «le maire sera en mesure de faire correctement son travail».

Il a ajouté que son gouvernement envisageait sérieusement de désigner le regroupement des antifascistes au sein de l’Antifa comme une organisation terroriste. On ne sait pas ce qu’il voulait dire par là, puisque le gouvernement américain n’a pas les moyens juridiques pour déclarer qu’une organisation nationale est un groupe terroriste.

Le maire Ted Wheeler, un démocrate, a dit que le commentaire du président «n’était franchement pas utile».

Tous les gens rassemblés samedi n’appartenaient pas aux groupes d’extrême-droite ou de l’Intafa. Des personnes vêtues de tenues colorées brandissaient des pancartes sur lesquelles était inscrit le slogan «No Trump, No NRA».

Un autre groupe de miliciens, the Oath Keepers (les Gardiens du serment) ont annoncé son retrait du rassemblement parce qu’il jugeait que les organisateurs n’avaient pas pris des mesures efficaces pour éloigner les groupes de suprémacistes blancs.

«Ce serait mieux pour la cause patriote/conservatrice que ce rassemblement du 17 août soit annulé», a dit le fondateur du groupe, Stewart Rhodes.

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