Des athlètes d’aviron disent être muselées dans une enquête pour harcèlement

VANCOUVER — Trois athlètes d’aviron qui ont accusé l’entraîneur Barney Williams de harcèlement et d’autres mauvais traitements ont déclaré que l’Université de Victoria les avait menacées de sanctions disciplinaires si elles parlaient des résultats de l’enquête.

Une procédure d’appel examinant les allégations a récemment pris fin et les athlètes ont reçu un rapport jeudi, mais elles affirment dans une déclaration qu’elles ne se sentent pas à l’aise de dire quoi que ce soit à ce sujet.

Lily Copeland, l’une des plaignantes, a allégué que M. Williams avait critiqué son poids et son apparence et avait crié à son endroit dans une petite pièce fermée à clé. M. Williams a affirmé qu’il considérait le rôle d’entraîneur comme un privilège et qu’il encourageait les athlètes à devenir leur meilleure version d’eux-mêmes.

L’université a été critiquée en 2016 pour avoir menacé de mesures disciplinaires une plaignante pour agression sexuelle si elle parlait du rapport d’enquête la concernant avec une personne autre qu’un membre de sa famille, son avocat, son conseiller ou la police.

À l’époque, l’université avait déclaré que les élèves étaient libres de raconter ce qu’ils avaient vécu, mais elle a mis en garde contre la divulgation d’informations tierces. L’affaire a été citée à l’Assemblée législative de la Colombie-Britannique lorsque le gouvernement précédent a présenté un projet de loi obligeant les universités à se doter d’une politique en matière d’agression sexuelle.

L’Université de Victoria n’a pas immédiatement répondu à une demande pour commenter cette affaire vendredi, mais elle avait déjà affirmé qu’une loi sur la protection de la vie privée et ses propres règles de confidentialité s’appliquaient à toutes les enquêtes.